Matricule « 45 962 » à Auschwitz   Rescapé

L’Aube Nouvelle, 2 juin 1945 Montage photo © Pierre Cardon

Lire dans le site son récit : Lucien Penner retour

Lucien Penner : né à Paris en 1912 ; domicilié à Vanves (Seine); Ajusteur ; ; communiste ; arrêté en novembre 1939, évadé ; fait prisonnier, évadé ; Résistant membre d'un groupe de combat ; Arrêté le 28 avril 1942 ; interné à Compiègne ; déporté à Auschwitz le 6 juillet 1942, puis Hersbrück et Dachau ; Rescapé : décédé le 14 décembre 1996. 

Lucien Penner est né à la maternité de l’hôpital Cochin à Paris (14 è) le 11 mars 1912.
Il habite à Vanves (ancien département de la Seine) au moment de son arrestation.
Lucien Penner est le fils de Joséphine Gueury, 25 ans et de Xavier Marcel Penner, 22 ans, tôlier, son époux. Ses parents sont domiciliés au 12, rue Saint-Sébastien à Nogent-sur-Marne (Seine / Val-de-Marne).
Il a une sœur aînée, Marcelle, née en 1906 au Perreux-sur-Marne (Seine / Val-de-Marne) et un frère cadet, Raymond André, né le 14 mars 1919 à Nogent.
À la mi-mars 1929, la famille habite toujours à Nogent, à la même adresse.
Conscrit de la classe 1932 (4 è bureau de recrutement de la Seine), Lucien Penner a vraisemblablement dû être appelé et effectuer son service militaire…
Il travaille comme tuyauteur.
Le 11 août 1934 à Vanves (Seine / Hauts-de-Seine), Lucien Penner épouse Reine Boureille.
Elle est née le 8 janvier 1912 à Nemours (Seine-et-Marne). Elle est couturière, domiciliée alors au 26, rue Corot à Vanves.
Le couple a un enfant, Claude, né le 6 novembre 1934 à Paris 6 è.
Il s’inscrit sur les listes électorales de Vanves en 1935. Il est tuyauteur, domicilié 26, rue Corot.
En 1936, Lucien Penner est tuyauteur chez Renault.
Il devient secrétaire de la Société municipale d’éducation physique de Vanves.
Lucien Penner est ensuite ouvrier d’Etat (ajusteur) à l’Atelier de Construction AMX d’Issy-les-Moulineaux, une usine d’armement dépendant du camp de Satory (Versailles).
Lucien Penner est adhérent au Parti communiste.
Le 26 août 1939, juste avant la mobilisation générale, Lucien Penner est rappelé « à l’activité » militaire au 4è régiment d’autos mitrailleuses stationné à Verdun (placée ensuite en avant-poste de la ligne Maginot). Lucien Penner demande à trois reprises sa réintégration dans son entreprise des Chars Nationaux Renault au titre de l’“affectation spéciale”. Et  est rappelé le 6 novembre afin d’y monter un prototype. On sait qu’il y eut peu de matériel de guerre construit par Renault (le va-t-en-guerre de 1914), pour la Défense nationale :  Louis Renault devenu pacifiste sillonnait ses ateliers en criant : « La Défense nationale, je m’en fous ; ce que je veux, ce sont « des Primaquatre, des Juvaquatre, des voitures qui paient » (cité par Annie Lacroix-Riz, in l‘Humanité du 16 janvier 2025).
Le 8 novembre 1939 le commissaire de police de la circonscription de Boulogne-Billancourt le fait interpeller en préalable à une perquisition à son domicile, laquelle se révèle infructueuse. Il est laissé en liberté.
Mais considéré par la Direction comme un propagandiste au sein de son atelier, il est signalé par celle-ci au commandement militaire. Son « affectation spéciale » est radiée, comme l’ont été quasiment toutes celles des syndicalistes ou communistes, et Lucien Penner est rappelé aux armées le 18 décembre.
Le 17 mai 1940, lors de l’offensive allemande, il est fait prisonnier à Maroille (Nord). Il parvient à s’échapper en traversant l’Helpe Mineure (affluent de la Sambre) à la nage, avec plusieurs camarades. Le 2 juin suivant, il est cité à l’ordre de la 4è division légère de cavalerie pour cette action d’éclat et reçoit la Croix de guerre avec étoile d’argent (dix ans plus tard, il recevra la Médaille des évadés). Il finit la campagne comme brigadier. Son frère Raymond est également fait prisonnier et envoyé en Allemagne.

Le vendredi 14 juin 1940, les troupes de la Wehrmacht entrent dans Paris, vidée des deux tiers de sa population. La ville cesse d’être la capitale du pays et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Un premier  détachement  allemand  occupe  la mairie de Nanterre et l’état-major  s’y  installe.
Le 22 juin, l’armistice est signé. Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, s’octroie le lendemain le titre de « chef de l’Etat français » et lance la « révolution nationale » en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).

Démobilisé le 25 juin 1940, Lucien Penner, ouvrier professionnel très qualifié retrouve un emploi comme ajusteur à la Société nationale des constructions aéronautiques du Centre (SNCAC), une entreprise résultant de la nationalisation en 1936 par le Front Populaire de plusieurs sociétés aéronautiques pour hâter la production face au réarmement allemand. La SNCAC est implantée au 157, rue de Silly à Boulogne-Billancourt. L’entreprise va construire des avions pour la Wehrmacht à partir du modèle d’origine allemande, le Siebel 204.

Engagé dans l’action clandestine,  Lucien Penner participe dans un premier temps à la diffusion de tracts. Il est « responsable de secteur » au sud de la région parisienne, sous la direction de Pierre Tirot, de Vanves, instructeur militaire de l’Organisation Spéciale (O.S.) du PCF clandestin. Il fait partie d’un groupe de combat qui effectue de nombreuses missions : ainsi le sabotage de voitures et de chenillettes destinées à l’occupant à la société M.A.N. “Maschinenfabrik Augsburg-Nürnberg AG” (éloge funèbre de M. Gelée, secrétaire général de l’Association des Services extérieurs de la guerre).
Le 15 septembre 1941, il est dénoncé comme « agitateur communiste » au commissariat de Boulogne-Billancourt.
Le 24 octobre, le commissaire de Vanves ordonne une perquisition de son domicile en son absence qui se révèle à nouveau infructueuse.
Le 24 octobre 1941, le commissaire de police de sa localité le signale « comme devant être interné en cas de troubles intérieurs graves ».

Le 28 avril 1942, autour de 5 h du matin, après une diffusion nocturne de tracts dans les rues de Vanves, Lucien Penner est arrêté à son domicile, comme otage, lors d’une grande vague d’arrestations (397 personnes) organisée par « les autorités d’occupation » dans le département de la Seine et visant majoritairement des militants du Parti communiste clandestin. Les hommes arrêtés sont conduits à l’École militaire, où Lucien Penner est interrogé. Le 30 avril, il est transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (

Le 28 avril 1942, des policiers allemands l’arrêtent à 4 heures 45, à son domicile, alors qu’il venait de distribuer des tracts anti-allemands. Il s’agit en fait d’une vaste rafle qui vise majoritairement des militants de l’ancien Parti communiste  (397 militants).

Après une incarcération à l’Ecole Militaire, il est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent au camp allemand de Royallieu, à Compiègne (le Frontstalag 122), le 30 avril, en vue de sa déportation comme otage.
Depuis ce camp, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, voir les deux articles du site : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages».

 Depuis le camp de Compiègne, Lucien Penner est déporté à Auschwitz. A six heures du matin, ce 6 juillet, il est conduit sous escorte allemande à la gare de Compiègne avec ses camarades, puis entassé comme eux dans un des wagons de marchandises qui forment son convoi. « Les soldats comptent les hommes par cinquante et les poussent vers les wagons. (…). Les déportés se retrouvent à quarante-cinq, cinquante, soixante ou plus, dans les wagons de marchandises qui, pour avoir servi au transport des troupes, portent encore l’inscription : 40 hommes – 8 chevaux en long. Des wagons sales, au plancher recouvert par deux à trois centimètres de poussière de ciment ou de terre, avec, pour seule ouverture, une petite lucarne grillagée ou bardée de barbelés, près de laquelle les plus souples réussissent à se glisser. Au centre, un gros bidon ayant contenu du carbure dont l’odeur déjà les incommode ». In « Triangles rouges à Auschwitz » prologue, p.11).
Le train s’ébranle à 9 heures trente.

Cf l’article du site : Les wagons de la Déportation.  

Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks, responsables aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le Parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.
Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942.
Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942. Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45 157 » et « 46 326 », d’où le nom de « convoi des 45 000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité.
Lire dans le site : Le KL Auschwitz-Birkenau.

Lucien Penner est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro « 45 962 ».

Sa photo d’immatriculation à Auschwitz n’a été pas retrouvée parmi les 522 photos que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz. 

Lire dans le site le récit de leur premier jour à Auschwitz : L’arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, « visite médicale ».
Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau (Brzezinka), situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession.
Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.

Ramené à Auschwitz I, Lucien Penner est affecté dans un des châlits du Block 16 A avec Hans et Robert Beckman (rescapés), Gabriel Lacassagne, Albert Morel (Rescapé), Marceau Lannoy (rescapé) Dino Tamani, Antoine Laurent, Julien Farandon, Lucien Penner (rescapé) et d’autres « 45 000 ». Puis il est affecté au Block 22, travaillant à la Schlosserei (serrurerie).
Au printemps 1943, il intègre le Block 15, le Block des ateliers.
Il travaille et aux Kommandos Schlosserei et DAW.

En application d’une directive de la Gestapo datée du 21 juin 1943 accordant aux détenus des KL en provenance d’Europe occidentale la possibilité de correspondre avec leur famille et de recevoir des colis renfermant des vivres, Lucien Penner, comme les autres détenus politiques français d’Auschwitz (140 « 45 000 » environ), reçoit en juillet 1943 l’autorisation d’échanger des lettres avec sa famille – rédigées en allemand et soumises à la censure – et de recevoir des colis contenant des aliments. Ce droit leur est signifié le 4 juillet 1943.

Entre le 14 août 1943 et le 12 décembre 1943, Lucien Penner est en quarantaine au Block 11 avec la quasi totalité des Français survivants.
Lire l’article du site « les 45 000 au block 11.
Le 12 décembre, les Français quittent le Block 11 et retournent dans leurs anciens Kommandos.

Devant l'approche des armées soviétiques les SS préparent l’évacuation du camp d’Auschwitz. Les premiers transferts de "45.000" ont lieu en février 1944 et ne concernent que 6 d’entre eux. 89 autres "45.000" sont transférés au cours de l'été 1944, dans trois camps situés plus à l'Ouest - Flossenbürg, Sachsenhausen, Gross-Rosen - en trois groupes, composés initialement de trente "45000" sur la base de leurs numéros matricules à Auschwitz.  Une trentaine de "45.000" restent à Auschwitz jusqu'en janvier 1945. .  Lire dans le site : "les itinéraires suivis par les survivants".
Fiche de Buchenwald
Sa fiche au camp de Buchenwald

Comme son meilleur ami, Robert Lambotte, il est transféré à Buchenwald le 23 février 1944 (il y porte le matricule 34.161). Il est affecté  au block 14, comme serrurier.
Le responsable du Block est un français, Roger Arnould.
Cheminot résistant, devenu à sa retraite documentaliste de la FNDIRP, il a initié les premières recherches sur le convoi du 6 juillet 1942.
Le 26 octobre 44, nouveau transfert à Neuengamme (près de Hambourg, sous-camp de Sachsenhausen). Puis retour à Buchenwald.

Lucien Penner fait partie de la « Brigade française d’action libératrice » du camp de Buchenwald, homologué du 15 janvier 1945 au 15 avril 1945 (la brigade française a été classée « unité combattante » le 26 novembre 1947 par la commission de l’état-major général, 3è bureau, n° 10776 bis).
Il est affecté à la brigade d’action qui participe à la libération le camp de Buchenwald le 11 avril 1945.
Un document officiel atteste de son affectation au bataillon Saint-Just (2è bataillon, commandant Artous, de la Garde républicaine de Paris) à la 3è compagnie (capitaine Dangelle).

Rapatrié par le rail le 28 avril 1945, Lucien Penner reprend très vite ses activités.
Dès son retour à Vanves, il prend contact avec la section communiste.

L’Aube Nouvelle 9 juin 1945

Son témoignage très fort sur Auschwitz est publié dès les 2, 9 et 16 juin 1945 dans le journal local du Parti communiste, l’Aube Nouvelle, édition de Vanves.

Lire dans le site son récit : Lucien Penner retour d’Auschwitz, raconte…

Maurice Rideau (« 46 056« ) travaille avec lui aux ateliers AMX d’Issy-les-Moulineaux depuis le 1er juin 1945 : Lucien Penner y travaille au secteur du contrôle « responsable de la métrologie« .
Parallèlement, il est secrétaire d’une association d’anciens combattants.
Le titre de « Déporté politique » lui a été attribué en 1951.
Il est titulaire de la Croix de guerre, de celle du Combattant, de la médaille des Evadés et celle de la Déportation.

« De retour en France, il chercha à savoir qui l’avait dénoncé, déposa au commissariat de Vanves et demanda à être confronté avec l’inspecteur qui l’avait arrêté – Roger Rouchy étant alors incarcéré à Fresnes » (In Maitron, notice de Laurent Dingli.

L’Aube Nouvelle , février 1955

Il divorce de Reine Boureille le 17 juin 1950 (jugement).

Lucien Penner milite au sein de l’Association des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (AACVG). En 1950, il devient secrétaire de l’Association des Services extérieurs de la Guerre.
Toujours militant, Lucien Penner proteste en février 1955, avec d’autres victimes vanvéennes de la barbarie nazie, contre le réarmement de l’Allemagne et la reconstitution de la Werhmacht en 1955.

Lucien Penner meurt à l’hôpital Villemain (Paris 10°) le 10 décembre 1958 à l’âge de 46 ans.

M. Gelée, secrétaire général de l’Association des Services extérieurs de la Guerre prononce son éloge funèbre.

Le Serment n° 37

Un hommage lui est rendu dans « Le Serment » N° 37. La revue de l’Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos, publiée tous les trois mois, a pour titre Le Serment, en référence au Serment (Lire le texte du « Serment ») prononcé sur la place d’appel de Buchenwald par les déportés le 19 avril 1945, soit huit jours après la libération du camp.

Le 8 janvier 2000, M. Guy Janvier, Maire PS de Vanves le cite lors de la commémoration en l’honneur des déportés de Vanves « 45 000 », en présence de madame Edith Cresson, première ministre,  de Guy Ducoloné, ancien député communiste, président de l’Amicale de Buchenwald, M. Bulawko président de l’Amicale d’Auchwitz et M. Palant, vice-président, Madeleine Vincent, résistante, déportée « NN », ancienne membre de la direction politique du PCF, Madame Yvette Farnoux, une des responsables du mouvement Combat, et une quarantaine de familles de déportés.

Sources

  • Témoignages : Maurice Rideau, compagnon de travail et de déportation, Roger Arnould, qui lui aussi était au Block 14 à Buchenwald.
  • Certificat d’appartenance à la Résistance armée, signée du Colonel Manhès
  • Texte de l’éloge funèbre (M. Gelée).
  • Fichier national de la Division des archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC), Ministère de la Défense, Caen, novembre 1993.
  • « L’Aube nouvelle » 2 /9/16 juin 1945 / BNF.
  • Discours de M. Guy Janvier, maire de Vanves (2000).
  • © International Center on Nazi Persecution, Bad Arolsen Deutschland

Notice biographique de Claudine Cardon-Hamet rédigée en septembre 2003, mise à jour en 2012, 2019, 2021 et 2025 et 2026 avec Pierre Cardon. Claudine Cardon-Hamet, est docteur en Histoire, auteure des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », Editions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », Editions Autrement, Paris 2005. Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice biographique.
Pour la compléter ou la corriger, vous pouvez nous faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com 

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