Jean Gros (fiche Brigade spéciale des RG)
Le 8 juillet 1942 à Auschwitz

Matricule « 45.630 » à Auschwitz

Jean Gros est né en 1922 à Paris 20ème, où il habite ; étudiant, instituteur suppléant ;  communiste ; arrêté le 26 novembre 1940 dans l’affaire de la bibliothèque Mazarine ; condamné à 3 mois de prison, libéré ; arrêté le 28 février 1942 comme otage ; interné à Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz, où il meurt

Jean Gros est né le 20 mars 1922 à Paris 20ème, où il habite chez ses parents au 89, rue des Pyrénées, au moment de son arrestation. Il est célibataire.
Il est le fils de Suzanne, Cécile Odon, née en 1893, manutentionnaire et de Pierre, Albert Gros, né le 19 janvier 1895 à Pau, Basses-Pyrénées. Ses parents se sont mariés à Fontenay-sous-bois le 16 avril 1920.  Au moment de sa naissance ses parents habitent 107, rue de la République à Fontenay-sous-bois. Ils vont emménager au 89, rue des Pyrénées en 1924. En 1928, ils ont un autre enfant, Monique. En 1936, sa mère travaille comme manutentionnaire chez Hébrun dans le 2ème et son père est chauffeur à la Compagnie du Gaz.
Fils d’ouvriers, Jean Gros a fait des études secondaires au Lycée Voltaire. Devenu bachelier, il poursuit des études supérieures à la faculté des Lettres de la Sorbonne.
En 1940, il travaille comme instituteur suppléant en plus de ses études.  Jean Gros milite, avec Olivier Souef et Claude Lalet, à l’UEC (Union des étudiants
communistes) clandestine (depuis le décret du 26 septembre 1939 interdisant les organisations communistes).

Le 14 juin 1940, les troupes de la Wehrmacht entrent dans Paris, vidée des deux tiers de sa population. La ville cesse d’être la capitale du pays et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Le 22 juin, l’armistice est signé. Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, s’octroie le lendemain le titre de « chef de l’Etat français » et lance la « révolution nationale » en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).

Après le succès de leur manifestation du 8 novembre 1940 devant le Collège de France, le ralliement de la direction des étudiants et les lycéens communistes à l’idée d’une manifestation le 11 novembre 1940 devant l’Arc de triomphe à l’Etoile, il participe à celle-ci avec son ami Olivier Souef (1).

Appel manuscrit (MRN)

C’est la première grande démonstration de résistance à l’occupation et à la collaboration. Il y a là des lycéens, des étudiants, des professeurs. Le récit varie selon les témoins. « Des lycéens venant à pied, en cortège, déposent des gerbes sur la tombe du Soldat inconnu. La foule est dense. Finalement, la police interdit l’accès au terre-plein. Sur les Champs-Elysées, des incidents se produisent avec des groupes de jeunes fascistes de Jeune Front et de Garde-Française, qui ont leur permanence sur l’avenue. Des voitures et des motos zigzaguent sur les trottoirs, pourchassant
les manifestants qui se replient dans les rues voisines. […] . Il y a des tirs de mitrailleuses, des blessés, des arrestations nombreuses
» témoignage de Claude Souef cité dans L’Humanité du 11 novembre 2001.

« A la suite de cet événement où s’affirme déjà la volonté de résistance d’une partie de la jeunesse, et « après l’affaire de la Bibliothèque Mazarine » (2) du 20 novembre, des mesures exceptionnelles de recherches dans l’organisation des Etudiants communistes sont prises» (Albert Ouzoulias).

Jean Gros est arrêté par des inspecteurs de la BS1, brigade spéciale anticommuniste des Renseignements généraux (1), le 26 novembre 1940 dans l’affaire dite de la « bibliothèque Mazarine ». Ils étaient « missionnés en vue d’identifier et d’appréhender les auteurs de la propagande clandestine communiste dans les milieux universitaires de la Capitale et plus
particulièrement au quartier Latin, au moyen de tracts, papillons ou brochures  à  tendance communiste
» (2).
13 autres étudiants sont arrêtés le même jour par 6 inspecteurs et l’inspecteur principal « C… » de la BS : Jeanne Brunschwig, Claude Lalet et sa femme Ninette (Eugénie Lory), Olivier Souef, Pierre Daix, Jean Claude Levy, Raymond Guglielmo, Hélène Rounder, Ben Aleya, Bob Kirschen, Maurice Delon, Jean Rozynoer et Pierre Kast. Claude Lalet, son épouse Eugénie, Maurice Delon et Jean Rozynoer sont inculpés d’infraction au décret du 26 novembre 1939 et écroués au Dépôt le 26 novembre 1940. 

Claude Lalet

De ce groupe Olivier Souef sera, lui aussi, déporté dans le convoi du 6 juillet 1942. Claude Lalet sera fusillé le 22 octobre 1941 à Châteaubriant.

PV de saisie par la BS des renseignements généraux

Lors de la perquisition de l’appartement de Jean Gros le 26 novembre « 89 rue des  Pyrénées, escalier 5 au 4ème étage à droite : 2 chambres, 1 salle à manger, 1 cuisine débarras », les inspecteurs de la BS font état de la saisie « 5 tracts ronéotés de l’Humanité et autres, 1 « Almanach Ouvrier et Paysan » trouvés dans le tiroir central du secrétaire ».

PV d’interrogatoire de Jean Gros

Lors de son interrogatoire, Jean Gros reconnaît avoir été membre de la Jeunesse communiste en 1936 et 1937, mais nie toute appartenance à l’organisation
étudiante communiste clandestine « j’ai été membre des Auberges de la
Jeunesse à cette époque et je fais encore partie actuellement du Centre Laïque des Auberges de la Jeunesse (CLAJ). C’est à ce titre que j’appartiens au Club des Lycéens, Etudiants Ajistes
». Il explique que c’est dans ce club que quelques uns de ses membres lui ont confié les tracts trouvés chez lui, pour un ou deux jours, avant d’aller en cours.

Mais les conclusions générales du procès verbal concernant « l’affaire Levy, Ben Aleya, Souef, Gros, Daix, Guglielmo, Brunschwig) sont éloquentes, même si le PV note leurs dénégations, celui-ci poursuit : « arrêtés ce jour à la suite d’enquêtes et surveillances qui ont permis d’établir avec certitude leur sympathie agissante vis-à-vis des doctrines communistes et des membres de l’ex-parti communiste ».

l’Œuvre  du 29 novembre 1940

La presse collaborationniste se déchaîne : « Une organisation communiste a été découverte chez les étudiants, un important matériel a été saisi et dix-neuf arrestations effectuées » (Marcel Déat dans l’Œuvre du 29 novembre). Le mandat de dépôt le concernant est signé le 28 novembre 1940.  

Jean Gros est conduit au Dépôt, puis incarcéré à la Santé le 29 novembre 1940, inculpé d’infraction aux articles 1 et 3 du décret du 26 septembre 1939. « Ils passent en justice au début du printemps, certains sont relaxés ou libérés, leur condamnation étant inférieure au temps passé en prévention » (Claude Souef). Le 1er mars 1941, la 15ème chambre du tribunal correctionnel de la Seine condamne Jean Gros à trois mois de prison. Comme cette peine est couverte par la détention provisoire, le 2 mars 1941 Jean Gros est transféré à la Préfecture, d’où il est libéré.

Il reprend ses activités clandestines. Le 13 août 1941, il participe aux côtés d’Olivier Souef, lui aussi libéré, à la manifestation du boulevard Strasbourg-Saint-Denis, organisée par les Jeunesses communistes en protestation contre les exécutions de José Roig et d’André Masseron (6).  Il y a là Danielle Casanova, Pierre Daix, Camille Baynac, André Leroy, Albert Ouzoulias. Sitôt le premier couplet de la Marseillaise, ils sont pourchassés.

Des policiers allemands, assistés d’un inspecteur français, l’arrêtent à nouveau le 28 avril 1942, ainsi qu’Olivier Souef et son frère Claude, le père de Jean-Claude Levy et nombre de ses camarades. Du commissariat du 7ème arrondissement, rue de Grenelle, les captifs sont conduits à l’Ecole Militaire, puis à la Gare du Nord, par autobus. Les quais étaient cernés par des soldats allemands armés.
Il s’agit d’une rafle qui concerne tout le département de la seine : elle vise des militants du Parti communiste clandestin ou considérés comme tels. Lire dans le site La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942). Suivant cette politique des otages, les autorités d’occupation ordonnent l’exécution d’otages déjà internés et le 28 juin, arrêtent 387 militants (avec le concours de la police parisienne), dont la plupart avaient déjà été arrêtés une première fois par la police française pour « activité communiste » depuis l’interdiction du Parti communiste (le 26 septembre 1939) et libérés à l’expiration de leur peine. Les autres sont connus ou suspectés par les services de Police. Il s’agit de représailles ordonnées à la suite d’une série d’attentats à Paris (le 20 avril un soldat allemand de première classe est abattu au métro Molitor, deux soldats allemands dans un autobus parisien, le 22 avril un militaire allemand est blessé à Malakoff). Lire le témoignage de Claude Souef : La rafle des communistes du 28 avril 1942 à Paris.

Les hommes arrêtés sont rapidement conduits au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht (le Frontstalag 122). Depuis ce camp administré par la Wehrmacht, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, on lira les deux articles du site qui exposent les raisons des internements, des fusillades et de la déportation : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages».

Depuis le camp de Compiègne, Jean Gros est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942

Cf Article du site : Les wagons de la Déportation. 

Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante  « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942. Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942. Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45157 » et « 46326 », d’où le nom de « convoi des 45000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité. Lire dans le site : Le KL Auschwitz-Birkenau.

Le visage de la photo d’immatriculation du matricule « 45630 » prise le 8 juillet 1942 lors de l’arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 a été reconnu sur le blog par sa famille comme étant celui de Jean Gros… Et la photo des Brigades spéciales ne laisse aucun doute. Sa famille ignorait jusqu’alors où il était décédé.

Sa photo d’immatriculation (2) à Auschwitz a été retrouvée parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz.  Lire dans le site le récit de leur premier jour à Auschwitz : L’arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, « visite médicale ».  Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.

Aucun document des archives SS préservées de la destruction ne permet de connaître la date de son décès à Auschwitz. La mention Mort en déportation est apposée sur son acte de décès (arrêté du 1er mars 1994 paru au Journal Officiel du 9 avril 1994). Cet arrêté qui corrige le précédent qui indiquait mort le 6 juillet 1942 à Compiègne) mentionne « décédé le 11 juillet 1942 à Auschwitz », soient les 5 jours prévus par les textes en cas d’incertitude quant à la date réelle de décès.

Jean Gros est homologué « Déporté politique ».

  • Note 1 : La manifestation du 11 novembre 1940, moment important de la résistance étudiante

    Hommage aux étudiants (Watkin) et lycéenne, est la conséquence de l’arrestation le 30 octobre du professeur Langevin.

    La manifestation lancée par les Etudiants communistes le 8 novembre, devant le Collège de France, à l’heure où Langevin aurait du faire son cours, est un succès. Pour sa part, la radio de Londres a lancé la consigne d’une manifestation silencieuse le 11 novembre. Les échos d’une importante mobilisation qui montant des lycées et grandes écoles lui étant parvenu, la direction communiste qui avait jusque-là appelé à manifester seulement dans les établissements le 11 novembre, annule son mot d’ordre et appelle elle aussi à manifester à l’Etoile. Cette manifestation a été l’objet, dans le contexte de la guerre froide, d’une controverse entre communistes et non communistes quant à la paternité de son initiative et de son organisation.

  •  « Interrogés au milieu des années 1970, François Lescure et Claude Bellanger s’accordèrent tous deux sur l’impossibilité de déterminer « qui » a appelé le premier à manifester à l’ÉtoiIe le 11 novembre 1940. C’était dans l’air, après la manifestation du 8 novembre précédent, elle est, sans conteste, à l’initiative des Etudiants communistes ». Le 11 novembre, à 17 heures, 500 à 1000 lycéens et étudiants se retrouvèrent sur les Champs Elysées en direction de l’Etoile : là, ils se retrouvèrent face à l’armée allemande, qui tira. Rien ne permet aujourd’hui de dire qu’il y eut 6, 7 ou 11 morts, comme le titra la presse clandestine » (Jacques Varin).
  • Note 2 : Le 20 novembre, deux étudiants, Gisèle Vallepin et Jean Commère sont surpris en train de glisser des tracts dans des livres à la bibliothèque Mazarine. Ils sont arrêtés, inculpés d’infraction au décret du 26 novembre 1939 et écroués au Dépôt le 21 novembre 1940.Note 3 : 522 photos d’immatriculation des « 45.000 » à Auschwitz ont été retrouvées parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation du camp d’Auschwitz. A la Libération elles ont été conservées dans les archives du musée d’Etat d’Auschwitz. Des tirages de ces photos ont été remis par Kazimierz Smolen (ancien détenu dans les bureaux du camp d’Auschwitz, puis directeur du Musée d’Etat d’Auschwitz) à André Montagne, alors vice-président de l’Amicale d’Auschwitz, qui me les a confiés.

Sources

  • Article de Francis Cohen dans « La Nouvelle critique » de septembre 1968 : « Les étudiants communistes, le 11 novembre 1940« .
  • © Appel manuscrit pour le 11 novembre 1940 (CNDP/MRN).
  • Albert Ouzoulias (avril-mai 1982) lettres et mention dans son ouvrage : « Les Bataillons de la Jeunesse » p. 60.
  • Jacques Varin, Les étudiants communistes, des origines à la veille de Mai 1968, matériaux sur l’histoire de notre temps, n° 24, pages 37/49.
  • Archives de la Préfecture de police, Cartons occupation allemande, BA 2374. 
  • Archives de la Préfecture de police de Paris, carton Brigades Spéciales (BS1).
  • Claude Souef, notes sur Royallieu
  • Témoignages de « 45000 » : Georges Brumm et Henri Mathiaud.
  • Jardin du Luxembourg « hommage aux étudiants morts dans la Résistance ». Le monument érigé en 1956, œuvre du sculpteur Gaston Watkin s’est
    inspiré du Chant des Partisans. Le monument représente le symbole de « l’union salvatrice et du sacrifice de la jeunesse française».
    © Pierre Cardon
  • Albert Ouzoulias (avril-mai 1982) lettres et mention dans son ouvrage : « Les Bataillons de la Jeunesse » p. 60.
  • Pierre Daix « J’ai cru au matin », page 44.
  • Pierre Daix « Dénis de Mémoire » pages 66 à 68, collection Témoins, Gallimard.
  • Carton Brigades Spéciales des Renseignements généraux (BS1), par dérogation aux Archives de la Préfecture de police de Paris.
  • Claude Souef, notes sur Royallieu
  • Témoignages de « 45000 » : Georges Brumm et Henri Mathiaud.Cardon.
  • © Site Internet Légifrance.gouv.fr
  • © Site Internet WWW. Mortsdanslescamps.com
  • Photo authentifiée par un membre de sa famille, Madame Annie Roy (4 octobre 2015).
  • Archives en ligne de Paris, état civil, élections, recensement de population.

Notice biographique mise à jour en 2010, 2013, 2019 et 2021 à partir d’une notice succincte rédigée en janvier 2001 pour l’exposition organisée par l’association « Mémoire Vive » à la mairie du 20ème arrondissement, par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages :Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005) et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé), qui reproduit ma thèse de doctorat (1995). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice. Pour la compléter ou la corriger, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com

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