Stanislas Villiers  – vers 1935 © sa fille Ghislaine

Stanislas Villiers : né en 1889 à Villemanoche (Yonne) ; domicilié à Epinay-sur-Seine (Seine) ; syndicaliste, conseiller municipal communiste ; arrêté le 26 juin 1941 ;  interné au camp de Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz où il meurt.

Stanislas Villiers est né le 19 janvier 1889 à Villemanoche (Yonne).  Il habite au 7, rue Leguillon à Epinay-sur-Seine au moment de son arrestation.
Il est le fils de Marie Angeline Villiers, 22 ans, vigneronne et d’Achille Villiers, 24 ans, également vigneron, son époux.
Il a une sœur aînée, Henriette, née en 1886, et quatre frères cadets : Octave né en 1890, Georges et Léopold, nés en 1891 et Marius né en 1894 (son frère Marius, soldat au 8ème bataillon de Chasseurs est mort pendant la bataille de la Marne, le 18 juin 1915).
Avant le service militaire, il est ouvrier agricole chez M. Eugène Bourgoin. Stanislas Villiers est appelé au service militaire de 1909 à 1912 (matricule 202). A sa libération, il habite au 181 bis, rue du Faubourg Saint-Denis à Paris 10ème. Il a déclaré comme profession au conseil de révision « cultivateur-charretier ». Il est décrit ainsi sur son livret matricule militaire : « cheveux châtains, yeux bleu clair, front fuyant moyen, nez busqué. 1m 72 ». Il a une instruction primaire développée : « degré d’instruction niveau 3 ».
Le 5 juillet 1914, date qui correspond à son rappel aux armées, il habite au 70, rue des Poissonniers à Paris 18ème.  A la déclaration de guerre le 3 août 1914, il est mobilisé comme caporal au 153ème Régiment d’Infanterie. Son régiment est engagé dès les premiers combats de la bataille de la Marne. Ce sont ensuite les batailles dites « de la course à la mer » (Picardie, Somme).

Bataille d’Oppy

Alors que le deuxième bataillon d’Infanterie « s’est porté au pont d’Oppy » (Mémoire des hommes, journal de marche du 153ème), Stanislas Villiers est blessé le 2 octobre 1914 à Oppy (Pas-de-Calais), « par éclat d’obus et balles aux deux jambes, région lombaire et œil gauche » (registre matricule). « Il avait perdu un œil, gazé, les reins affectés » écrit André Clipet.

Il est fait prisonnier au cours de ces opérations (on lit sur son livret matricule : « captivité B.D.G, C.D. du  2-10-14 au 1-10-15  (captivité, blessure de guerre, campagne double (pour le calcul de la pension) ce qui signifie qu’il est alors sur le front ou dans la zone des armées), puis « captivité CS (calcul comme campagne simple pour la pension) du 2-10-15 au
3-7-17
».

Journal Officiel du 20/09/1917

Blessé il est « interné sanitaire » en Suisse en vertu d’une convention concernant les « grands et moyens blessés ou malades » signée entre la Confédération helvétique et les belligérants français et allemands, sous l’égide de la Croix rouge (CICR). Le choix des prisonniers était effectué dans les camps de prisonniers de guerre, par des commissions médicales neutres (suisses, danoises et suédoises (article François Olier). Il est « interné sanitaire » au camp n°14 de Lungern, canton de Unterwald-le-bas (in bulletin de recherche des disparus 22 septembre 1916). « En décembre 1916, les belligérants étudièrent à titre d’essai la question d’un échange d’un groupe de prisonniers, captifs depuis plus de dix-huit mois, neurasthéniques (syndrome du barbelé) ou pères de famille » (article François Olier). Stanislas Villiers est rapatrié en France depuis la Suisse, en juillet 1917 en vertu de cet accord. Depuis la Suisse, le 16 mai 1916, il décrit au journal radical socialiste de l’Yonne, « le Bourguignon », les conditions terribles de ses 19 premiers mois de captivité et sa satisfaction d’être enfin soigné dans de bonnes conditions.

Le 26 juillet 1917 il est cité à l’ordre du régiment : « bon gradé d’une belle attitude au feu. A brillamment participé à la défense d’une position violemment attaquée et a été blessé au cours de l’action. Perte de l’œil gauche ». Il reçoit la médaille militaire avec Croix de guerre avec palmes. On lit sur son livret matricule « CS (campagne simple, ce qui signifie qu’il n’a pas été renvoyé au front) du 31-7-1917 au 8-9-1918 », date de sa libération du service armé. Il est versé dans la réserve au 153ème RI de Troyes et ensuite classé comme A.S. au 360ème RI de Neufchâteau.

Stanislas Villiers épouse Louise Eugénie Loizard le 22 février 1919 à Epinay-sur-Seine. Elle est couturière, née le 25 août 1891 à Epinay, où elle réside chez ses parents au 22, rue de Paris. Il habite alors à Gennevilliers, 135 avenue du Pont d’Epinay. Le couple va habiter ensuite au 8, rue de Quetigny à Epinay-sur-Seine. La sœur de son épouse, Alphonsine Loizard, couturière comme elle, décède en 1921. En 1921, ils s’installent au 3, avenue de la République à Epinay, date à laquelle Stanislas Villiers s’inscrit sur les listes électorales. Le 9 mai 1924, Stanislas Villiers est indiqué pour la réserve de l’armée active comme ES (équipe sanitaire) à E de F, 6, rue Chauchat.

Le réseau ferré de l’ECFM  
« jeton seulement valable dans nos usines »

Il est embauché comme aiguilleur à l’ECFM de Gennevilliers (société d’Éclairage, Chauffage et Force Motrice).   Cette usine de 58 hectares située sur les bords de Seine possédait un réseau ferré de 24 km. Elle emploie 2000 ouvriers avant la première guerre mondiale.
Un autre militant communiste d’Epinay, Henri Pernot, y travaille également à cette époque et sera déporté dans le même convoi que lui

Il épouse en secondes noces Edwige, Emilie Meunier le 25 octobre 1924 à Epinay-sur-Seine. Mariée en 1913 avec Lucien Guayet, elle est née le 17 octobre 1892 à Mareil-en-France (Seine-et-Oise / Val-d’Oise).  Le couple Villiers a une fille, Ghislaine, Marie Léontine Villiers, qui naît à Epinay le 11 octobre 1925.
Selon André Clipet, Stanislas Villiers est adhérent à l’ARAC, militant syndicaliste et membre du Parti communiste.

l’Humanité du 13 mai 1935

Stanislas Villiers est élu conseiller municipal d’Epinay le 12 mai 1935, sur la liste de Joanny Berlioz (1). « Pour la première fois, un conseil municipal de gauche, communiste prenait place à la Mairie » (André Clipet).
Selon sa notice dans le Maitron, il est embauché comme machiniste à la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP). Toutefois les archivistes de la RATP à ma demande, n’ont pas trouvé  de dossier à son nom (ce qui ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait pas travaillé), mais de plus André Clipet ne mentionne pas cette embauche. Les deux précisions qu’il ajoute vont plutôt dans le sens d’une carrière complète à l’ECFM, par ailleurs bastion syndical : « Il est révoqué en 1939, mais il est vite réintégré après une campagne de protestations et d’arrêts de travail de ses camarades » et « le 23 août 1979 les gaziers de Gennevilliers ont donné le nom de Stanislas Villiers à leur restaurant ». d’entreprise ».

Le Figaro mars 1940

Pendant la « Drôle de guerre », il habite au 7, rue Leguillon à Epinay-sur-Seine. Il est déchu par le conseil de Préfecture de son mandat électif – comme les 22 autres élus communistes de la ville – le 29 février 1940.

Le 14 juin 1940, l’armée allemande occupe Drancy et entre par la Porte de la Villette dans Paris, vidée des deux tiers de sa population. La ville cesse d’être la capitale du pays et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Les troupes allemandes occupent toute la banlieue parisienne les jours suivants.  Le 22 juin, l’armistice est signé. Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, s’octroie le lendemain le titre de « chef de l’Etat français » et lance la « révolution nationale » en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).

Témoignage d’André Clipet

Stanislas Villiers est arrêté le 26 juin 1941 à la demande du commissaire de police d’Epinay qui le soupçonne « de se livrer à la propagande communiste clandestine« . Il est arrêté « par l’inspecteur de police Chapelain, qui sera plus tard dénoncé comme traitre à la radio de Londres et exécuté à Saint-Denis par des policiers patriotes, et le policier « B… » tous deux habitant Epinay » (André Clipet).
Son arrestation s’inscrit dans le cadre d’une grande rafle concernant les milieux syndicaux et communistes. En effet, à partir du 22 juin 1941, jour de l’attaque hitlérienne contre l’Union soviétique, les Allemands arrêtent plus de mille communistes avec l’aide de la police française (nom de code de
l’opération : «Aktion Theoderich»). D’abord amenés à l’Hôtel Matignon (un lieu d’incarcération contrôlé par le régime de Vichy) ils sont envoyés au
Fort de Romainville, où ils sont remis aux autorités allemandes. Ils passent la nuit dans des casemates du fort transformées en cachots. Et à partir du 27 juin ils sont transférés vers Compiègne, via la gare du Bourget dans des wagons gardés par des hommes en armes. Ils sont internés au camp allemand de Royallieu (le Frontstalag 122) à Compiègne (Oise), administré par la Wehrmacht, camp destiné à l’internement des «ennemis actifs du Reich», alors seul camp en France sous contrôle direct de l’armée allemande.

Depuis ce camp administré par la Wehrmacht, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, on lira les deux articles du site qui exposent les raisons des internements, des fusillades et de la déportation : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages».

Depuis le camp de Compiègne, Stanislas Villiers est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942.

Cf Article du site : Les wagons de la Déportation. 

Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante  « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942. Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942. Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45157 » et « 46326 », d’où le nom de « convoi des 45000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité. Lire dans le site : Le KL Auschwitz-Birkenau.
Son numéro d’immatriculation lors de son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 est inconnu. Le numéro « 46195  » figurant dans mes deux premiers ouvrages sur le convoi du 6 juillet 1942 correspondait à une tentative de reconstitution de la liste du convoi par matricules. Ce numéro, quoique plausible, ne saurait être considéré comme sûr en raison de l’existence de quatre listes alphabétiques successives, de la persistance de lacunes pour plus d’une dizaine de noms et d’incertitudes sur plusieurs centaines de numéros matricules. Il ne figure plus dans mon ouvrage Triangles rouges à

Lire dans le site le récit de leur premier jour à Auschwitz : L’arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, « visite médicale ».  Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.

Dessin de Franz Reisz, 1946

Aucun des documents sauvés de la destruction ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz, ne nous permet de savoir dans quel camp il est affecté à cette date, ni sa date de décès.

Un arrêté ministériel du 18/11/1987 paru au Journal Officiel du 29/01/1988 porte apposition de la mention «Mort en déportation» sur ses actes et jugements déclaratifs de décès. Cet arrêté corrige le précédent qui indiquait mort le 7 juillet 1942 à Compiègne) mentionne une date fictive : décédé le 12 juillet 1942 à Auschwitz, soient les 5 jours prévus par les textes en cas d’incertitude quant à la date réelle de décès à Auschwitz.

La lettre de Ghislaine Villiers au « Patriote Résistant »

Cet arrêté est l’aboutissement des longues démarches administratives entreprises par sa fille Mme Ghislaine Villiers (2) à la Libération pour obtenir un nouveau jugement déclaratif de décès. En effet, écrit-elle en janvier 1982 au Patriote Résistant qui publie sa lettre,  bien que reconnu « Mort pour la France » le jugement déclaratif de 1948 indiquait qu’il était mort à Compiègne le 7 juillet 1942.

La carte-lettre du FT 122 en date du 17 juillet 1942 © Ghislaine Villiers

Elle décrit les « dialogues » qu’elle eut avec le juge (« prouvez-moi qu’il a bien été déporté à Auschwitz »), certaine qu’elle est de la déportation de son père, puisqu’ayant reçu – comme toutes les familles des déportés du convoi du 6 juillet – la carte du Frontstalag 122 de Compiègne informant que son père était « déporté sur un camp de travail en Allemagne ».
A la suite du courrier envoyé par la FNDIRP auprès du directeur du Musée d’Auschwitz, Kazimierz Smolen confirmait qu’il n’y avait pas de trace du nom de Stanislas Villiers dans les archives. Néanmoins ces démarches conjointes furent prises en compte par le ministère qui modifia l’arrêté de 1948.

Rétablissement dans leurs droits de conseillers municipaux de la commune d’Epinay

Le 2 février 1945, un arrêté préfectoral paraît au Bulletin municipal officiel de la ville de Paris : il rétablit dans leurs droits en qualité d’élus municipaux les anciens élus communistes d’Epinay déchus en février 1940 par le conseil de préfecture, dont Ernest Gourichon, André Sigogne et Stanislas Villiers, tous trois morts à Auschwitz.

Stanislas Villiers a été déclaré « Mort pour la France » et homologué « Déporté politique ». Cinq autres spinassions sont déportés dans le même convoi. Tous sont morts à Auschwitz : René Dufour, Fernand Godefroy, Ernest Gourichon, Henri Pernot, et Maurice Sigogne.

Le nom de Stanislas Villiers est honoré sur le monument aux « morts pour la France 1939-1945 » de la commune, square du 11 novembre et il figurait sur la plaque (aujourd’hui disparue) apposée sur l’ancienne usine GDF de Gennevilliers, 178, avenue Marcel-Paul (ancienne avenue du Pont-d’Épinay).

  • Joanny Berlioz En 1936 © Assemblée nationale)

    Note 1 : Joanny Berlioz est né le 7 juillet 1892 à Saint-Priest (Isère), mort le 18 mars 1965 à Paris ; professeur de langues vivantes (anglais, allemand) dans les Écoles primaires supérieures et les Écoles normales ; journaliste ; militant communiste des Vosges, de la Loire, de Côte-d’Or et de la Seine ; membre du comité central de 1925 à 1959 ; maire d’Épinay-sur-Seine (1935-1940, 1945-1947), conseiller général de la deuxième circonscription de Saint-Ouen (1935-1940), député de la sixième circonscription de Saint-Denis (1936-1942), et de l’Isère (1945-1946), sénateur de la Seine (1948-1958). On lira sa longue
    biographie dans le Maitron.

  • Note 2 Ghislaine Villiers s’engage dans la Résistance, au lendemain de l’arrestation de son père, le 26 juin 1941, à 15 ans. À la libération, elle adhère aux Jeunes filles de France puis au PCF, en avril 1945. Elle met bientôt ses compétences de sténodactylo au service du journal La Terre et travaille successivement au secrétariat d’Ambroise Croizat, le fondateur de la Sécurité sociale, au ministère du Travail, puis au siège national du PCF, aux côtés de Gaston Plissonnier, membre du comité central (1950-1990), du secrétariat (1956-1990) et du bureau politique du PCF (1964-1990). Elle est décédée le 30 juin 2017, à l’âge de 92 ans (l’Humanité du 22 juillet 2017).

Sources

  • Archives en ligne de l’Yonne, état civil et livret matricule de Stanislas Villiers.
  • Généalogie de la famille d’Edwige Meunier.
  • Archives en ligne du Val-d’Oise, Mareuil- en-France.
  • © Oppy : Bundesarchiv_Bild_146-1974-051-22,_Frankreich,_Oppy,_Zerstörungen.
  • André Clipet (1904-1999), militant communiste d’Epinay, membre du Comité local de Libération a connu les 6 déportés d’Epinay et a rédigé des
    notes manuscrites pour chacun d’eux, transmises le 21 janvier 1988 à André Montagne par Mme Ghislaine Villiers, fille de Stanislas Villiers. André Clipet est également l’auteur d’un ouvrage, Épinay-sur-Seine, son histoire, impr. Boudin, Paris, 1970.
  • Liste des déportés d’Epinay (29 février 1945).
  • Le Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier, CD-Rom édition 1997. Edition informatique 2013.
  • Fichier national de la Division des archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC), Ministère de la Défense, Caen. Fiche individuelle consultée en octobre 1993.
  • Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère de la Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp.
  • Death Books from Auschwitz(registres des morts d’Auschwitz), Musée d’Étatd’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres (incomplets) des certificats de décès établis au camp d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
  • © Dessin de Franz Reisz, in « Témoignages sur Auschwitz », ouvrage édité par l’Amicale des déportés d’Auschwitz (1946).

Notice biographique rédigée en novembre 2007 (complétée en 2014,  2019, 2020 et 2022) par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005) .  Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice biographique. Pour la compléter ou la corriger cette notice biographique, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com 

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