Matricule « 45 367 » à Auschwitz


Lucien Chevalier : né en 1905 à Paris 11è ; domicilié à Paris 20è ; chauffeur poids lourds ; communiste ; arrêté le 21 février 1941 ; interné aux camps de Clairvaux, de Rouillé et de Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz, où il meurt le 20 septembre 1942.
Lucien Chevalier est né le 28 février 1905 à Paris 11è.
Il est domicilié au 13, rue Saint-Blaise à Paris 20è, au cœur de l’ancien village de Charonne au moment de son arrestation.
Il est le fils d’Emilie Martin, domestique, puis brodeuse, 21 ans. Il est reconnu et légitimée le 6 août 1910 par le mariage de sa mère à Paris 3è avec Alphonse Chevalier, mécanicien.
Le 9 juin 1923, à Saint-Maur, Lucien Chevalier devance l’appel et s’engage pour deux ans au 23è régiment d’infanterie.
Il participe alors à l’occupation des Pays rhénans jusqu’au 3 mars 1924, puis de la Ruhr jusqu’au 22 octobre, puis à nouveau à l’occupation des Pays rhénans. Le 15 mai 1925, il est renvoyé dans ses foyers, « certificat de bonne conduite accordé ».
Fin 1927, il habite au 70, boulevard National à Saint-Maur. En août 1929, il est domicilié au 4, rue Lesage à Joinville-le-Pont (Seine), avec son père.

En septembre 1929 il est titulaire du permis de conduire les voitures de place.

Le 8 juin 1931, il épouse Marie, Irène Cerezat à Fontenay-sous-Bois (Seine). Elle est née en 1908 à Affieux, en Corrèze.
Le couple vient habiter au 8, place d’armes à Fontenay, dans le logement occupé par les parents de son épouse, et ses deux beaux-frères, Roger et Lucien).
Il travaille comme chauffeur de poids lourds, puis comme chauffeur à France Navigation.
Fin 1936, le couple vient s’installer au 13, rue Saint-Blaise à Paris 20è.
Inscrit sur les listes électorales du 20è à cette date, Lucien Chevalier est membre du Parti communiste, connu des Renseignements généraux (il est adhérent à la cellule n° 2059 de la section du 20è arrondissement).
La police le soupçonne de s’être « livré, lors de la guerre d’Espagne, au trafic d’armes pour les rouges » au sein de l’entreprise France Navigation. Créée en 1937 à l’initiative de l’Internationale communiste, les navires qu’elle affrétait ravitaillaient clandestinement en armes l’armée Républicaine espagnole et elle organisa le transport en juillet 1939, à l’initiative de Pablo Neruda, 2000 réfugiés républicains espagnols au Chili.
Lucien Chevalier est mobilisé dans un régiment du train-auto, à la Frontière. Malade, il est évacué vers l’hôpital de Caudéran, près de Bordeaux. C’est là qu’il apprend l’armistice.
Le 14 juin 1940, les troupes de la Wehrmacht entrent dans Paris, vidée des deux tiers de sa population. La ville cesse d’être la capitale du pays et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Le 22 juin, l’armistice est signé.
Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, s’octroie le lendemain le titre de « chef de l’Etat français » et lance la « révolution nationale » en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).
Dès février 1941, la recrudescence de la propagande communiste clandestine dans les arrondissements de l’Est parisien inquiète la police française. Des filatures, perquisitions et arrestations (dont Frédéric Ginollin, et René Aondetto) sont opérées par la Brigade spéciale des Renseignements généraux de février à octobre 1941 dans le 20è arrondissement.

Militant connu des RG, Lucien Chevalier est arrêté le 21 février 1941 (« communiste notoire et dangereux en raison de son activité sournoise. Conduit au dépôt pour le camp »).
Le lendemain, le préfet de police de Paris, Camille Marchand, ordonne son internement administratif en application de la Loi du 3 septembre 1940 (1).

Il est « interné administrativement » à la Maison centrale de Clairvaux (Aube), qui est considérée comme la centrale pénitentiaire la plus dure de France avec la Maison centrale de Fontevrault.
Lire dans le site : La Maison centrale de Clairvaux
Son transfert pour Clairvaux s’effectue via la gare d’Austerlitz. A leur arrivée à « l’arrêt Clairvaux » de la gare de Ville-sous-la-Ferté, ils sont transférés au camp par rotations d’un unique wagon cellulaire, escortés par des gardes mobiles (souvenirs de Pierre Kaldor et d’Henri Hannart).
Dans la liste envoyée par les RG au directeur de Clairvaux exposant les motifs qui justifient son internement on peut lire : « militant notoire, meneur particulièrement actif, … de reconstituer son ancienne cellule communiste ».
Le 26 septembre 1941, il est transféré depuis Clairvaux au camp de Rouillé (2), au sein d’un groupe de 33 internés – parmi eux Marcel Boulanger, Guy Camus, Eugène Degdier, Marcel Deschamps, Emile Obel, Maurice Raimond, Henri Riochet, Jean Thomas, qui seront déportés avec lui à Auschwitz.

Lire dans le site : le-camp-de-Rouillé
Lucien Chevalier et ses camarades arrivent au CSS de Rouillé le 27 septembre 1941.
Début mai 1942, les autorités allemandes adressent au commandant du camp de Rouillé une liste de 187 internés qui doivent être transférés au camp allemand de Compiègne (le Frontstallag 122).
Le nom de Lucien Chevalier (n° 52 de la liste) y figure et c’est au sein d’un groupe de 168 internés qu’il arrive au camp allemand de Royallieu à Compiègne le 22 mai 1942.
La plupart d’entre eux seront déportés à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet.
Depuis ce camp administré par la Wehrmacht, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, on lira les deux articles du site qui exposent les raisons des internements, des fusillades et de la déportation : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages».

Le 8 juin 1942, à l’occasion de leur 11è anniversaire de mariage, il fait parvenir à son épouse Irène une lettre pleine de tendresse, accompagnée d’un trèfle à quatre feuilles, lettre « que tu détruiras » (ce qui signifie qu’elle est passée clandestinement), où il lui écrit sa conviction en un avenir meilleur : « quoi qu’il arrive, nous nous devons de relever la tête, car c’est de nous et derrière nous que l’on verra notre belle et grande étoile briller sur le monde, et cela dans très peu de temps, j’en ai le ferme espoir ». Il prend des nouvelles de la famille et explique à son épouse le système de courrier (colis et lettres. Il informe son épouse qu’il a changé de barraque et qu’il se trouve désormais avec « Claude, Faure, Raymond ».

Le 3 juillet, Lucien Chevalier écrit à Irène une lettre toujours tendre, où il lui annonce il est sur le départ, « avec 1200 copains« , vers une destination inconnue. Il lui écrit qu’il a bien reçu ses trois derniers colis et qu’il pèse 53 kilos « comme tu vois la sveltesse est aux œufs« …
Depuis le camp de Compiègne, Lucien Chevalier est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942.
Depuis le train qui les emporte vers Auschwitz, via Reims, Bar-le-Duc et Metz, Lucien Chevalier jette sur le ballast 3 petits mots, qu'il appelle des "pigeons". Deux de ces "pigeons" seront ramassés par des cheminots (comme des lettres, carnets, enveloppes le seront à Lérouville où les cheminots les apportent à l'épouse d'un des déportés du convoi, madame Dugny) et acheminés à leurs risques et périls et postés à leurs destinataires. Lire dans le site : Lettres jetées du train
Nous remercions son neveu, M. Jean Cerezat qui nous a fait parvenir ces lettres, avec ce commentaire.
« La lecture de ces lettres est toujours compliquée, quelle résilience et courage pour écrire cela dans des moments aussi difficiles et quel humour aussi, mais peut être qu’une façade pour rester digne et surtout rassurer son épouse« ….
Nous avons choisi par respect pour les familles, de ne publier dans ce site que le contenu – concernant les faits de l’internement puis la déportation -, des nombreuses lettres des déportés qui nous ont été confiées, et de ne pas reproduire ce qui relève de l’intime et des mots d’amours qui leur appartiennent, ainsi qu’à leurs proches… Et ces mots pleins de tendresse sont omniprésents dans les lettres de Lucien Chevalier.
Comme toutes les lettres qui sont écrites dans les wagons, leur lecture en est difficile, car les déportés sont entassés à près de cinquante dans les wagons, et doivent écrire au milieu du bruit est des secousses du train.
Il semble que la première lettre dont parle Lucien Chevalier dans sa lettre numérotée pigeon 2, n’ait pas été reçue.


Deuxième « pigeon » (extraits).
Le 6 juillet.
« J’espère que tu auras reçu le premier pigeon. Il est midi et nous approchons de Reims. Donc nous quittons la ligne du nord. Quoique que nous nagions complètement, nous sommes certainement déportés soit en Lorraine, soit en Allemagne ou on nous fera certainement passer pour des volontaires. Enfin ne nous en faisons pas, on verra bien. (…) il nous faut garder notre sang froid, car çà ne sert à rien (…) nous avons une boule de pain et trois camemberts pour trois jours. Et nous serons ravitaillés en fait en cours de route ». Ici il fait mention du wagon dans lequel il se trouve avec ses camarades, wagon prévu pour 40 hommes et huit chevaux ». Nous avons une superbe tinette percée, et je peux t’assurer que nous pourrons faire de la concurrence à Aris (?). Nous avons fait constater que la tinette était percée… Cela n’a aucune importance.
Nous sommes par exemple très bien servis en anges gardiens. La maison Adolf ne recule devant aucun sacrifice pour contenter sa nombreuse clientèle ! Alors (…) ne te fais pas de mouron. La vie est belle quand même et j’espère que ta santé et ton moral est parfait malgré tout, donc courage, espoir, confiance en de beaux jours prochains.

Troisième « pigeon » (extraits)
« Il est 15 h 30 et nous venons de passer Bar le Duc. Çà a l’air de se préciser. C’est la déportation et ne t’inquiète donc pas pour les nouvelles qui seront certainement longues à te parvenir. Ne m’envoie plus d’argent. Il n’y a que les colis que tu peux expédier à Compiègne. Je pense qu’ils me parviendront ou qu’ils te les renverront. C’est le dernier « pigeon » que je pense t’envoyer. Je pense que tu les auras tous reçus. Continue à m’écrire. Nous verrons ce que cela donnera… »
Cf Article du site : Les wagons de la Déportation.
Le convoi de Lucien Chevalier est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks, responsables aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le Parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.
Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942.
Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942. Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45 157 » et « 46 326 », d’où le nom de « convoi des 45 000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité.
Lire dans le site : Le KL Auschwitz-Birkenau.
On ignorait son numéro d’immatriculation à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942. Ce numéro est désormais connu : c’est le « 45 367 »

Le numéro «45 366 ?» inscrit dans mes deux premiers ouvrages sur le convoi du 6 juillet 1942 (éditions de 1997 et 2000) correspondait à ma tentative de reconstitution de la liste du convoi par matricules. Ce numéro était erroné, car il s’agissait de Louis Chevalier, d’Orly, identifié depuis grâce à une photo de famille.
Le numéro matricule suivant, le « 45 367 » semblait donc plausible, mais ne pouvait être considéré comme sûr en raison de l’existence de quatre listes alphabétiques successives, de la persistance de lacunes pour plus d’une dizaine de noms et d’incertitudes sur plusieurs centaines de numéros matricules.
Nous écrivions alors « Seule la reconnaissance, par un membre de sa famille ou ami de la photo d’immatriculation publiée au début de cette notice biographique pourrait désormais en fournir la preuve ». (1)

C’est désormais chose faite, grâce à un mail (2022) de son neveu par alliance, M. Jean Cerezat (Irène Cerezat était sa tante) qui nous a communiqué une coupure de presse significative d’après guerre. On y lit que Lucien Chevalier s’est lié d’amitié avec le jeune Guy Môquet, interné aux mêmes dates que lui à Clairvaux.
Cette photo d’immatriculation (4) à Auschwitz a été retrouvée parmi les 522 que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz.
Lire dans le site le récit de leur premier jour à Auschwitz : L’arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, « visite médicale ». Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.
Aucun des documents sauvés de la destruction ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz, ne nous permet de savoir dans quel camp il est affecté à cette date.

Lucien Chevalier meurt à Auschwitz le 20 septembre 1942 d’après le certificat de décès établi au camp d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz Tome 2 page 166 et le site internet © Mémorial et Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau) où il est mentionné avec ses dates et lieux de naissance et de décès, et avec l’indication « glaubenslos » (athée).
Un arrêté ministériel du 7 octobre 1994 paru au Journal Officiel du 9 décembre 1994 porte apposition de la mention «Mort en déportation» sur ses actes et jugements déclaratifs de décès en reprenant la date de décès de l’état civil d’Auschwitz.
Il est déclaré « Mort pour la France » et homologué comme « Déporté politique ».
- Note 1 : La loi du 3 septembre 1940 proroge le décret du 18 novembre 1939 et prévoit l’internement administratif sans jugement de « tous individus dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique« . Les premiers visés sont les communistes.
- Note 2 : Le camp d’internement administratif de Rouillé (Vienne) est ouvert le 6 septembre 1941, sous la dénomination de «centre de séjour surveillé», pour recevoir 150 internés politiques venant de la région parisienne, c’est-à-dire membres du Parti Communiste dissous et maintenus au camp d’Aincourt depuis le 5 octobre 1940. D’autres venant de prisons diverses et du camp des Tourelles. In site de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé.
- Note 3 : Dix-neuf internés de la liste de 187 noms sont manquants le 22 mai. Cinq d’entre eux ont été fusillés (Pierre Dejardin, René François, Bernard Grimbaum, Isidore Pertier, Maurice Weldzland). Trois se sont évadés (Albert Belli, Emilien Cateau et Henri Dupont). Les autres ont été soit libérés, soit transférés dans d’autres camps ou étaient hospitalisés.
- Note 4 : 522 photos d’immatriculation des « 45 000 » à Auschwitz ont été retrouvées parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation du camp d’Auschwitz. A la Libération elles ont été conservées dans les archives du musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau. Des tirages de ces photos ont été remis par Kazimierz Smolen (ancien détenu dans les bureaux du camp d’Auschwitz, puis devenu après-guerre directeur du Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau) à André Montagne, alors vice-président de l’Amicale d’Auschwitz, qui me les a confiés.
Sources
- Fichier national du Bureau de la Division des archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC), Ministère de la Défense, Caen. Fiche individuelle consultée en octobre 1993.
- Camp de Séjour Surveillé de Rouillé : archives départementales de la Vienne.
- Liste du 22 mai 1942, liste de détenus transférés du camp de Rouillé vers celui de Compiègne (Centre de Documentation Juive Contemporaine XLI-42).
- Death Books from Auschwitz(registres des morts d’Auschwitz), Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres (incomplets) des certificats de décès établis au camp d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
- © Site Internet Legifrance.
- Photo d’immatriculation à Auschwitz : Musée d’état Auschwitz-Birkenau /© collection André Montagne.
- © Le CCS de Rouillé. In site Vienne Résistance Internement Déportation.
- © Dessin de Franz Reisz, in « Témoignages sur Auschwitz », ouvrage édité par l’Amicale des déportés d’Auschwitz (1946).
- © Jean Cerezat (coupure de presse et permis de conduire de son oncle par alliance).
- © Jean Cerezat (avril 2025 : envoi de 2 photos des lettres de Compiègne et des 2 « pigeons » jetés du train.
Notice biographique par Claudine Cardon-Hamet, mise à jour en 2010, 2013, 2019, 2021 et 2025 avec Pierre Cardon, réalisée à partir d’une notice succincte rédigée en janvier 2001 pour l’exposition organisée par l’association « Mémoire Vive » à la mairie du 20è arrondissement de Paris. Claudine Cardon-Hamet est docteur en Histoire, autrice des ouvrages :Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45 000 », éditions Autrement, Paris 2005) et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45 000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé), qui reproduit sa thèse de doctorat (1995). Prière de mentionner ces références (autrice et coordonnées de ce site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice.
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