Matricule « 45 167 » à Auschwitz

Lire dans le site : Les camps de La Chauvinerie et de Compiègne, témoignage sur René Amand, par  Marcel Couradeau.

Lire également le Témoignage de Maria Rabaté sur René Amand


Amand René : né le 7 avril 1906 à Iteuil (Vienne) ; domicilié à Poitiers (Vienne) ; charcutier, manœuvre, métallo ; communiste ; arrêté le 26 juin 1941 ; interné aux camps de Poitiers et de Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz où il meurt le 14 août 1942.

Désiré Amand – il se fait appeler René Amand – est né le 7 avril 1906 à Iteuil (Vienne), le troisième d’une famille de huit enfants. René Amand habite rue des Trois Rois à Poitiers (Vienne) au moment de son arrestation.
Il est le fils de Louise Beaufigeau, 25 ans et d’Alphonse, Désiré Amand, 31 ans son époux. Son père, d’abord cultivateur, puis cantonnier, travaillera aux abattoirs de Poitiers. Il est d’abord militant du Parti socialiste (SFIO).
Il a été ouvrier charcutier puis manœuvre aux « Routiers Economiques » et enfin métallurgiste.

« Son père n’était même pas cantonnier : il cassait des cailloux et était payé au m3 (…). La nourriture habituelle était une sorte de soupe aux pommes de terre. Pour avoir un peu de viande, le père de René braconnait la nuit. Pour gagner un peu d’argent, sa mère a allaité non seulement ses 8 enfants, mais aussi deux autres pour gagner un peu d’argent (…). Un peu avant 1914, le père de René est venu s’établir à Poitiers et a été engagé comme tueur à l’abattoir« . « René a été à l’école primaire à Poitiers (à la Cueille), mais en a été retiré à 10 ans et demi, pour entrer en apprentissage chez un charcutier de Poitiers (Guillon, rue Magenta), puis comme garçon charcutier ou boucher dans différents établissements de la ville » (Témoignage de Denise Amand relevé par Michel Bloch).

René et Denise Amand le 28 août 1928
Fiançailles

Il se marie le 27 août 1928 au Blanc avec Denise, Suzanne Thuillier, couturière, fille d’un employé des chemins de fer. Le couple a trois enfants (une fille, Josiane, et deux garçons Jean et Michel (1).
Sportif, « 1,82 m, bien bâti« , il a été champion de boxe mi-moyens de la Vienne, président d’une société de boxe. A partir de 1929, il a abandonné la compétition à la demande de sa femme, mais a continué à entraîner les jeunes.

René Amand et sa moto

Passionné de moto, il avait acheté une moto d’occasion dès 1926. Il a fait des courses de moto, dont la course de côte de Mirebeau.

A la pêche, avec Denise

Son autre passion était la pêche.

« De 1931 à 1934  il a essayé de s’établir à son compte à Châtellerault, mais cela n’a pas marché et il est revenu travailler à Poitiers » (Témoignage de Denise Amand relevé par Michel Bloch). Le couple habite alors rue Chaume de la Cueille à Poitiers de 1934 à 1938. Puis à cette dernière date, rue des Trois Rois.

Réunion de famille. De droite à gauche : René Amand, un de ses frères, Denise et deux de ses sœurs.

René Amand est lecteur de l’Humanité depuis l’âge de douze ans. Après avoir milité au SRI (Secours rouge international) à partir de 1932, il est responsable syndical.

Il a dû adhérer au Parti communiste vers 1929 ou 1930.
A partir de 1934, militant très actif, allant faire des réunions et recevant sans cesse des camarades.

Témoignage d’Alphonse Bouloux (Instituteur, député de la Vienne en 1945 et 1956, Conseiller de la République) : « René Amand était, de 1934 à 1940, secrétaire à l’organisation du Rayon de la Vienne du P.C. (de la région de Tours) dont j’étais le secrétaire politique. Je l’ai bien connu et aimé. D’une famille très modeste, il avait été retiré de l’école bien avant l’âge du Certificat d’études. Aussi était-il peu lettré. Dans notre petite permanence-taudis de la rue de Maillochon, une camarade professeur de lycée (M.A. Girardin) assurait des cours de français pour une douzaine de camarades communistes, orthographe, grammaire, rédaction (lettres). René Amand était le plus assidu, le plus appliqué aussi. Très au courant de la politique du moment, il fut dans cette période un orateur écouté dans les réunions publiques du Parti et du Front Populaire, de même qu’il fut toujours au 1er rang dans les manifestations contre les Croix de Feu« .

En famille. Denisde porte une coiffure de carnaval. A sa droite sa mère.
Baignade. Jours heureux.

« Orateur écouté », il est secrétaire de la seconde section communiste de Poitiers et membre du comité régional (il a été l’un des organisateurs de la réunion du 7 novembre 1937 au cours de laquelle il est désigné comme secrétaire administratif du Bureau régional du Parti communiste de la région de Poitiers).
Il est candidat aux élections cantonales de 1938 dans le canton de Vouillé.
Dans son autobiographie rédigée pour la commission des cadres du Parti communiste en 1938, il décrit ses pérégrinations d’ouvrier charcutier depuis l’âge de onze ans : « Depuis la guerre, j’ai travaillé à Poitiers chez des patrons et par intermittence chez mes parents jusqu’en 1926, date à laquelle je suis parti au régiment de 1927 à 1929. J’ai travaillé à Niort de 1929 à 1934, à Châtellerault de 1934 à 1935, (…) à Bagnères de Luchon […] c’est depuis mon retour à Poitiers que je travaille dans la métallurgie ».
René Amand est monteur en accumulateurs et en charpentes métalliques avant d’être touché par le chômage en 1937 (Le Maitron).

Son épouse Denise parle de la guerre, de la Résistance et de son arrestation : «  En 1939, René a été mobilisé dans l’artillerie. Début janvier 1940, il a été hospitalisé et, à sa sortie de l’hôpital, on l’a envoyé dans une « Compagnie de travailleurs », d’abord à la Rochefoucauld, puis à Magnac Laval. En août
1940, il a été démobilisé à Poitiers et a retrouvé du travail aux « Routes Economiques ». 
Il partait toutes les nuits et a milité au Front National dès sa création. Vers avril 1941, il a mis le feu au Parc à fourrage de Poitiers avec un ou plusieurs autres. Mais il était d’une discrétion absolue et ne parlait pas de ce qu’il faisait. Il a été arrêté à son travail le 23 juin 1941. Il l’avait prévu dès qu’il avait appris l’attaque allemande contre l’U.R.S.S. : « Est-ce que je m’en vais ? Si je m’en vais, c’est vous qui serez arrêtés« .
Ce sont des policiers français (probablement de la Brigade Mobile d’Angers) qui l’ont arrêté. Ils sont venus à la maison et c’est ma fille Josiane (13 ans à ce moment) qui leur a ouvert et leur a dit que son papa travaillait. Ils sont repartis et j’ai sauté sur ma bicyclette pour aller le prévenir aux « Routes économiques ». Mais ils étaient arrivés avant moi… Au retour, je me suis arrêtée pour prévenir Octave et Maria Rabaté. René a été emmené à la caserne de la Chauvinerie. A deux reprises, j’ai pu aller l’y voir avec une autorisation de la Kommandantur. Il y avait avec lui Meniens (déporté par la suite à Auschwitz) Sallier, Couradeau et Boisson (tous trois déportés à Sachsenhausen).

L’attestation des responsables communistes de la Vienne, contresignée par le commissaire de police le 30 mars 1946 indique pour René Amand : il était « l’un des dirigeants de la Résistance » dans la région. Il se livrait à des activités de sabotage, de rédaction, d’impression, de transport de tracts et de journaux et […] a fourni des locaux pour des réunions clandestines », 

Le 23 juin 1941, René Amand est arrêté dans le cadre de la grande rafle commencée le 22 juin, jour de l’attaque hitlérienne contre l’Union soviétique, sous le nom «d’Aktion Theoderich».
Lire dans le site l’article «L’Aktion Theoderich dans la Vienne», sur l’arrestation des 33 militants communistes et syndicalistes de la Vienne. Liste et récits des internements à Poitiers et à Compiègne.

Il est enfermé durant 24 heures à la Prison de la Pierre Levée de Poitiers sous autorité de Vichy, puis envoyé au camp allemand de Poitiers « la Chauvinerie ». Il est transféré par le train le 11 juillet 1941 avec les 13 autres viennois arrêtés le 23 juin, au camp allemand de Royallieu à Compiègne (le Frontstalag 122). Sa fille Josiane, âgée de 12 ans, qui était conduite par sa grand-mère pour aller voir un parent à la station des Barres, assiste à l’embarquement du groupe, sur le quai de Poitiers, avec de nombreux amis. La police empêchait que l’on s’approche du wagon des prisonniers, mais aux Barres, la station suivante, elle réussit à embrasser son père.
Au camp de Compiègne, « il travaille et prépare le Certificat d’études primaires« . En janvier 1942, sa femme reçoit une autorisation de visite à Compiègne. 

René Amand
Dessin d’Alfred Quinqueneau © VRID.

A Compiègne, René Amand est interné dans une baraque avec plusieurs Viennois arrêtés comme lui le 23 juin 1941.
L’un d’eux Alfred Quinqueneau (1) a dessiné le 2 mai 1942 quelques uns de ses camarades au moment de la préparation du repas (les détenus font popote commune pour améliorer l’ordinaire). <

Sur le dessin ci-contre, on reconnaît de gauche à droite : Louis Cerceau, coiffé d’une casquette, cigarette à la bouche, porteur d’une bassine Charles Limousin une cuillère et une casserole en mains, Marcel Pilorget qui lui tend une boite de conserve et René Amand  assis, ouvrant une boîte. « En 1941, les détenus communistes du camp de Royallieu (Compiègne), dont René Amand, montent une pièce de théâtre à partir du roman comique (et politique…) à succès de 1934, « Clochermerle ». Or, les répétitions servent à couvrir le creusement d’un tunnel sous les baraquements et lors de la représentation du 22 juin 1942, 19 responsables du parti communiste s’évadent. Ceux qui devaient s’échapper le lendemain n’en auront pas l’occasion, les allemands ayant découvert l’évasion ; Tous, dont René Amand, seront déportés par le convoi des « 45.000 » le 6 juillet 1942″ (Ambre Genevois – arrière-arrière petite fille de René et Denise Amand – a écrit le livre « Clochemerle. A4.1942 » édité par Hello Editions).

Depuis ce camp administré par la Wehrmacht, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, on lira les deux articles du site qui exposent les raisons des internements, des fusillades et de la déportation : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages».

 Depuis le camp de Compiègne, René Amand est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942.
Depuis le train, le 6 juillet, René Amand lance une lettre sur le ballast, qui sera ramassée et postée en Moselle.

Cf Article du site : Les wagons de la Déportation. 

Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante  « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.
Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942.
Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942.
Ces derniers sont enregistrés et photographiés au 
Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45 157 » et « 46 326 », d’où le nom de « convoi des 45 000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité.
Lire dans le site :
Le KL Auschwitz-Birkenau.

Il est affecté à Birkenau, camp annexe d’Auschwitz,  au Kommando Terrasse où « il se dépêchait de faire sa tâche pour aider les autres. »

Il est abattu pour une prétendue « tentative de fuite » le 14 août 1942 (registre de l’Infirmerie. Site du Musée d’Auschwitz).
André Montagne se rappelle la formule « 
Auf der Flucht erschossen » (« abattu en fuite », soit abattu suite à tentative d’évasion, lettre d’André Montagne, 1984) – qui servait couramment aux SS pour justifier d’avoir abattu un déporté, motif pour lequel ils étaient alors félicités.

Sa sœur, Anaïs, Louise, dite « Nayette », épouse de Marcel Lavigne est arrêtée le 25 mars 1942 avec son mari. Déportée le 24 janvier 1943 (dans le convoi convoi dit des « 31.000 ») est morte à Auschwitz le 5 mars 1943. Son beau-frère, Marcel Lavigne, a été fusillé au Mont-Valérien le 21 septembre 1942. Il avait 32 ans.

René Amand, homologué « Déporté politique » a été décoré de la Croix de guerre et de la Médaille militaire à titre posthume.

  • Note 1 : Josiane est née le 29 mai 1929. Elle sera institutrice à Benassay, puis à Vouillé (Vienne). Elle a écrit ses mémoires de guerre (dont on peut trouver des extraits de son témoignage sur internet) pour perpétrer cette mémoire familiale et historique, que ses frères ont également transmis à leurs enfants. Jean était cheminot (conducteur de train ) comme son frère Michel, employé SNCF qui  était membre du Bureau fédéral du PCF de la Vienne (source Michel Bloch). L’épouse de Jean, Danielle Amand était institutrice  à Migné-Auxances (correspondance de Louis Amand, fils de Jean).
  • Note 2 : Alfred Quinqueneau, âgé de 43 ans le 2 mai 1942, sera déporté à Sachsenhausen dans le convoi du 24 janvier 1943 (matricule « 59 255 » à Saxo). Il est ensuite transféré dans un camp de Buchenwald (Halberstadt) et libéré à Chemnitz le 7 mai 1945.

Sources

  • Questionnaire biographique (contribution à l’histoire de la déportation du convoi du 6 juillet 1942), envoyé aux mairies, associations et familles au début de mes recherches, en 1987, rempli par Denise Amand, sa veuve le 20 février 1988.
  • Lettre de son fils, Jean Amand (1971).
  • Son second fils est membre du Bureau fédéral du PCF.
  • Photo « Denise et René avant guerre » in site internet du PCF de la Vienne
  • Témoignage de Maria Rabaté, ancien député en février 1973 : « Un militant, un patriote« .
  • Michel Bloch, historien en 1973 , 4 pages dactylographiées « sur René Amand ». « remarquable figure du mouvement ouvrier de la Vienne« .
  • FNDIRP. R. Jamain (1972 et 1989).
  • Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres – incomplets – de l’état civil de la ville d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
  • Fichier national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC), Ministère de la Défense, Caen.
  • Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Le Maitron, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier, CD-Rom. Article de Claude Pennetier, Nathalie Viet-Depaule
  • Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère de la Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp.
  • « Livre des déportés ayant reçu des médicaments à l’infirmerie de Birkenau, kommando d’Auschwitz » (n° d’ordre, date, matricule, chambre, nom, nature du médicament) du 1.11.1942 au 150.7.1943.
  • Dessin d’Alfred Quinqueneau © VRID.
  • Témoignage de Maria Rabaté (février 1973).
  • Etat civil de la Vienne.
  • Mail 2022 d’Emmanuelle Carreau-Chapron (petite-fille de Josiane Chapron et arrière-petite-fille de René et Denise Amand) précisions sur Josianne, fille de René Amand et Denise Thuillier.

Notice Biographique rédigée en 2001 (complétée en 2011 et 2017) à l’occasion de l’exposition organisée en octobre 2001 par l’AFMD de la Vienne à Châtellerault, par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005) et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé), qui reproduit ma thèse de doctorat (1995). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice.
Pour la compléter ou la corriger , vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com  .

3 Commentaires

  1. Bonjour Madame , Monsieur
    Je vous communique un mail pour vous signaler une erreur. Le fils de René Amand, Jean n’était pas instituteur à Migné-Auxances mais cheminot ( conducteur de train ) comme son frère Michel.
    Par contre c’est son épouse Danielle Amand qui était institutrice à Migné-auxances.
    Merci
    Louis Amand ( fils de Jean )

  2. Bonjour,

    Pour compléter cette biographie, Josiane Chapron (fille de René et Denise Amand, soeur de Jean et Michel, épouse de Roger Chapron) est bien née le 29 mai 1929 ; Elle était également institutrice à Benassay, puis à Vouillé (Vienne). Elle a écrit ses mémoires de guerre (dont on peut trouver des extraits de son témoignage sur internet) pour perpétrer cette mémoire familiale et historique, que ses frères ont également transmis à leurs enfants. Josiane répond toujours à nos questions sur cette période pourtant douloureuse, une façon d’inscrire son père et la tragédie de la déportation dans le présent, nous tenir en vigilance…

    Ambre Genevois (arrière-arrière petite fille de René et Denise Amand) a écrit le livre « Clochemerle.A4.1942 » édité par Hello Editions, fondé sur des faits historiques et avérés : en 1941, les détenus communistes du camp de Royallieu (Compiègne), dont René Amand, montent une pièce de théâtre à partir du roman comique (et politique…) à succès de 1934, « Clochermerle ». Or, les répétitions servent à couvrir le creusement d’un tunnel sous les baraquements et lors de la représentation du 22 juin 1942, 19 responsables du parti communiste s’évadent. Ceux qui devaient s’échapper le lendemain n’en auront pas l’occasion, les allemands ayant découvert l’évasion ; Tous, dont René Amand, seront déportés par le convoi des « 45.000 » le 6 juillet 1942.

    Merci à vous.

    Emmanuelle Carreau-Chapron
    (petite-fille de Josiane Chapron et arrière-petite-fille de René et Denise Amand)

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