Matricule « 45 515 » à Auschwitz

André Duret 1939 © Claude Duret
André Duret 8 /7/ 1942 Auschwitz
André Duret : né en 1916 à Paris 6è ; domicilié à Levallois-Perret (Seine) ; chef-comptable ; communiste ; résistant ; arrêté sur dénonciation le 20 janvier 1941; condamné à 6 mois de prison (Santé); arrêté le 28 février 1942 ; interné au camp de Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz, où il meurt.
années 1930 © Claude Duret

André Duret est né le 5 novembre 1916 à Paris (8è).
Il habite chez ses parents au 13, rue Voltaire à Levallois-Perret (Seine / Hauts-de-Seine) au moment de son arrestation.
Il est le fils de Charlotte Lhardy, 29 ans, couturière et de Louis Duret 30 ans (né le 26 octobre 1886 à Couleuvre – Allier), ferreur, son époux.
André Duret a un frère aîné, Jacques, Louis, né en 1915.
André Duret est chef-comptable à la Fiduciaire de Levallois.
Il est fiancé à Odette.

André Duret est le quatrième en partant de la gauche © Claude Duret

Sportif, amateur de Basket Ball, il est membre du bureau de l’ERSL, un club levalloisien affilié à la FSGT (notes 1 et 4).
Voir sa photo sur un terrain de basket en herbe ci-contre, sans doute situé devant la carrosserie Morin à Levallois (il existe en effet une photo de l’équipe de basket féminine FSGT de Levallois, aux maillots siglés d’une étoile, prise par France Demay en 1936, où l’on aperçoit cette mention sur un mur d’usine).
André Duret est un militant communiste. En 1938, il est inscrit sur les listes électorale de Levallois, profession : employé de banque.

Le vendredi 14 juin 1940, les troupes de la Wehrmacht entrent dans Paris, vidée des deux tiers de sa population. La ville cesse d’être la capitale du pays et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Un premier  détachement  allemand  occupe  la mairie de Nanterre et l’état-major  s’y  installe.
Le 22 juin, l’armistice est signé. Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, s’octroie le lendemain le titre de « chef de l’Etat français » et lance la « révolution nationale » en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).

Témoignage d’Arthur Airaud
Arthur Airaud, cheminot résistant, inspecteur général de la préfecture de police avec rang de préfet à la Libération

Pendant l’Occupation André Duret participe à des distributions de tracts au sein du groupe « La France combattante« , qui deviendra « Front national« , avec Arthur Airaud, ancien membre du secrétariat de la section communiste de Clichy en charge de l’Agit-prop, il fut Préfet à la Libération (3).

André Duret est arrêté sur dénonciation le 20 janvier 1941 par des agents du commissariat de Levallois. La machine à écrire qui a servi à taper des tracts et qui pour la police incrimine André Duret appartenait à l’ERSL. Le dénonciateur est E. L. ancien membre du bureau de l’ERSL, puis de celui de l’ASL. Il sera jugé à la Libération. D’après le témoignage écrit de Roger Leray (21 juin 1945), l’accusation est formulée directement par André Duret lors d’une réunion orageuse du club, le 23 août 1941, qui consacre la scission du club « André Duret, le loyal Duret, l’homme franc par excellence (…) crache à la figure de L. « Tu es un lâche, tu es un sale flic » et témoigne qu’il a eu sous les yeux l’interrogatoire mensonger, transcrit et signé de L. Roger Leray cite les noms de 7 autres témoins assistant à la scène. 
Transféré au Dépôt de la Préfecture le 22 janvier 1941, il est écroué à la Santé le même jour (cellule 73).

Lire dans le site le récit de ses 6 mois de prison : André Duret : journal de captivité (Santé, Fresnes) et une lettre de Compiègne.
Voir dans le site  :  André Duret : journal de captivité (Santé, Fresnes), Compiègne

Le 23 janvier, inculpé de « distribution de tracts et détention de machine à écrire« (2), il est jugé et condamné par la 12è chambre correctionnelle à 6 mois de prison, qu’il effectue d’abord à la Santé. Il est transféré à Fresnes le 27 février 1941 jusqu’à sa libération le 6 juin 1941. Il a fait appel de sa condamnation, et doit passer en jugement d’appel le 17 mars 1941, ajourné au 21 avril, parce qu’il a été oublié dans la cellule par le gardien-chef et que son avocat n’est pas venu… L’appel est rejeté le 21 avril 1941. André Duret rédige un journal relatant au jour le jour sa captivité à la Santé et à Fresnes, du 20 janvier au 20 avril 1941.

A sa libération, selon sa famille, se sachant menacé d’une nouvelle délation, il choisit néanmoins de ne pas entrer dans la clandestinité pour ne pas exposer ses proches. Il travaille alors chez Varin (maîtres Crossetti et Bernaud). Le premier rédigera un certificat d’honorabilité en sa faveur. Arthur Airaud indique qu’il reprend ses activités au sein du Front national.

André Duret est arrêté de nouveau par le commissariat de Levallois le 28 avril 1942 lors d’une rafle organisée par l’occupant dans tout le département de la Seine, en répression de l’attentat de Paris du 20 avril 1942. Cette rafle touche notamment un grand nombre de militants arrêtés une première fois par la police française pour activité communiste depuis l’armistice et libérés à l’expirations de leur peine.

Les autorités allemandes l’internent au camp allemand de Royallieu à Compiègne (le Frontstalag 122). Depuis Compiègne, le 16 mai 1942, André Duret réussit à faire parvenir une lettre à ses parents par l’entremise d’un de ses camarades Levalloisien, où il décrit la vie au camp : nourriture « bonne mais en trop petite quantité« .

Lettre de Compiègne à ses parents et sa fiancée

Transcription : De nouveau une occasion de vous faire parvenir un petit mot pour donner de mes nouvelles, je dis de nouveau car j’espère que vous avez reçu ma lettre précédente. Le moral est bon et il faut qu’il en ait été de même pour vous tous. La détention dans un camp est moins dure que la prison et au moins, ici, j’ai l’air. La nourriture est bonne mais hélas en trop petite quantité, une soupe le midi et le soir, 200 g de margarine et un peu de confiture, et c’est tout. Heureusement que les anciens peuvent recevoir des colis 3 fois par mois de 6 à 7 kilos chaque. Nous n’avons pas encore d’autorisation d’écrire ni de recevoir de colis, mais par l’intermédiaire d’un copain de Levallois, j’ai trouvé un camarade polonais (Krugly Bazyli, N° 3779) qui ne reçoit pas de colis mais à qui vous pourrez en envoyer un à son nom que vous trouverez ci-dessous. Surtout envoyez le en colis express à la Gare du Nord, c’est le plus sûr et plus rapide car il y a énormément de vols en colis ordinaires. Dans ce colis vous mettez ce que vous pouvez, du pain,  si vous pouvez un peu, des haricots, des pâtes, enfin ce que vous pourrez, faites pour le mieux. Ne mettez pas d’effets pour le moment,  une paire de chaussettes et mes sandales chaussures de basket c’est tout ; à l’intérieur du colis, sur un paquet des pâtes par exemple, collez la liste des objets contenus dans le colis c’est important. Merci d’avance. Pour le moment les copains de Levallois me nourrissent de temps à autre le soir et je suis parmi les moins malheureux. Je tiens absolument à ce que vous ne vous fassiez pas de mauvais sang à mon sujet. J’ai passé au médecin allemand qui m’a longuement ausculté mais je n’ai pas encore la réponse. Nous passons tous devant une commission, il y en a déjà 75 de passés et 70 de libérés mais nous avons été arrêté à 600 et il en passe 35 à 40 par semaine, alors je ne sais quand je passerai devant cette commission peut être la semaine prochaine peut être plus tard, alors attendez. Question santé je me sens absolument bien et si je peux recevoir un peu de nourriture, avec l’air, j’aurais l’impression d’être dans un camp de repos !! J’espère que les derniers bombardements ne vous ont pas empêchés de dormir et que tous les trois (êtes) en bonne santé, ainsi que Zézette et mon petit Claudinet. J’espère que bientôt vous pourrez m’écrire un petit mot me donnant de vos nouvelles. Soyez sans peine sur mon sort et surtout que papa fasse attention. Dites à Odette qu’elle soit courageuse et qu’elle soit patiente. Ici nous ne pensons pas que nous serons longtemps ici, qu’elle sorte un peu avec vous ou avec Jacques, puisqu’ils sont tous les deux célibataires. J’espère que mon patron s’est conduit correctement , demandez lui un peu de confitures . J’oubliais de vous dire pour le colis, il ne faut pas qu’il soit expédié avec votre nom, mais à celui d’Odette avec son adresse bien entendu. Vous mettrez aussi un  brosse à dents avec le dentifrice, une petite bouteille d’essence pour le briquet du tabac si possible! Mes chers parents je vais vous quitter, embrassez Odette de ma part, ainsi que Jacques, Suzanne et le petit Claude et recevez vous-mêmes mes affectueux baisers. André. »

Mot au verso d’une photo jetée du train © Claude Duret

Depuis ce camp administré par la Wehrmacht, il va être déporté à destination d’Auschwitz.
Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, on lira les deux articles du site qui exposent les raisons des internements, des fusillades et de la déportation : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages».

Depuis Compiègne André Duret est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000» (1170 déportés immatriculés à Auschwitz dans la série des matricules « 45.000 » et « 46.000 », d’où le nom « convoi des 45000 » que les rescapés se sont donné).
Le petit mot reproduit ci-contre est inscrit au dos d’une photographie le représentant en tenue sportive (4).  Il s’agit très vraisemblablement d’une de ces centaines de lettres, billets ou mots jetés par les déportés depuis les wagons qui les emmènent vers Auschwitz, inscrits à la hâte sur des cartons, bouts de papiers ou photos.

Cf Article du site : Les wagons de la Déportation. 

Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante  « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.
Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942.
Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942.
Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45 157 » et « 46 326 », d’où le nom de « convoi des 45 000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité.
Lire dans le site : Le KL Auschwitz-Birkenau.

A Auschwitz, André Duret reçoit le matricule « 45 515 ». L’identification de ce numéro est rendue possible au début 2006 à la suite d’une correspondance avec son neveu Claude Duret, permettant à partir d’une photo d’avant guerre, de confirmer le numéro matricule figurant sur la photo d’enregistrement du n° 45 515.

Aucun document des archives SS préservées de la destruction ne permet de connaître la date du décès d’André Duret à Auschwitz.

Dans les années d’après-guerre, l’état-civil français a fixé celle-ci à la fin décembre 1944, ce qui n’est pas possible : d’une part aucun rescapé n’a mentionné sa présence au Block 11 en 1943 (Lire l’article du site « les 45000 au block 11) et surtout, selon le témoignage de deux rescapés, Lucien Penner et Henri Charlier, qui insistent sur ses problèmes pulmonaires (dont on sait par le journal d’André Duret, qu’ils sont révélés par une radio à Fresnes le 13 mars 1941 «sommet du poumon droit voilé»), son décès serait survenu vers novembre ou décembre 1942. Un arrêté publié au J.O. du 26 mai 1989 porte désormais la mention «mort en déportation» sur son acte de décès.

André Duret a été homologué « Déporté politique » le 8 décembre 1954.
Il est homologué (GR 16 P 204552) au titre de la Résistance intérieure française (RIF) comme appartenant à l’un des mouvements de Résistance.
Il est homologué Adjudant-chef au titre de La Résistance Intérieure Française en 1949.
Une salle de la Mairie de Levallois a été baptisée de son nom du temps de la municipalité alors dirigée par Parfait Jans, député-maire communiste.
Une cellule du Parti communiste de Levallois-Perret a porté son nom.
Son beau-père, Jean Conrad, né le 18 mai 1886 à Paris XVIIIè, élu communiste de Colombes est déchu de son mandat de conseiller municipal le 15 février 1940. Il est interné le 5 octobre 1940 au camp d’Aincourt. Il décède au camp de Voves le 27 juin 1943.

  • Note 1: Le 7 octobre 1939 la direction parisienne de la Fédération exige de ses clubs qu’ils répudient le pacte germano-soviétique. Les membres du bureau de l’ERSL se déclarant non compétents, celle-ci est alors exclue de la FSGT. Un seul des membres du bureau de l’ERSL, E. L. écrit à la fédération qu’il souhaite rejoindre la fédération USGT (qui collaborera avec les Allemands). L’ERSL se transforme en « Club Athlétique de Levallois » en janvier 1940 et adhère aux fédérations « officielles ». André Duret et ses camarades réussissent à maintenir le niveau du club. Celui-ci est dissous par arrêté préfectoral le 9 avril 1940. Sur les conseils de Mersion traqué par la police après la dénonciation par un des dirigeants de l’ex-FSGT, la décision est prise en septembre 1940 de créer un club, l’Association Sportive de Levallois, en adhérant à une fédération officielle. L’ASL est agréée en septembre 1940. Et E. L entre à la commission basket de la fédération.
    André Duret est arrêté le 23 janvier 1941.
  • Note 2 : La machine à écrire appartenait à l’ERSL. Le dénonciateur est E. L. ancien membre du bureau de l’ERSL, puis de celui de l’ASL. Il sera jugé à la Libération. D’après le témoignage écrit de Roger Leray (21 juin 1945), l’accusation est formulée directement par André Duret lors d’une réunion orageuse du club, le 23 août 1941, qui consacre la scission du club « André Duret, le loyal Duret, l’homme franc par excellence (…) crache à la figure de L. « Tu es un lâche, tu es un sale flic » et témoigne qu’il a eu sous les yeux l’interrogatoire mensonger, transcrit et signé de E. L. Roger Leray cite les noms de 7 autres témoins assistant à la scène (Marinette Etienne, R. Desserteine, Tournier, Pager, Pochard, Roger (ex gardien du stade), et le jeune Arluison). Après ces pénibles incidents, les équipes premières masculines et féminines adhèrent en bloc à l’ES Colombes. E L. et sez partisans rentrent à l’USR et demeure à l’USGT.
    Note 3 : Arthur Airaud, témoignage du 14 décembre 1945. Cheminot, résistant, ses activités le mettent en contact avec des policiers résistants : en 1943 il est chargé d’organiser le Front national dans la Police parisienne. Arrêté en 1944 par les Brigades spéciales, torturé, il est libéré par un audacieux coup de main à l’hôpital Cusco (photo Jean Pierre Raynaud, PCF Clichy). Arthur Airaud accéda aux fonctions d’inspecteur général de la préfecture de police avec rang de préfet. Président de la commission d’épuration de la police parisienne, il mit beaucoup de zèle et de pugnacité dans la poursuite et le châtiment des policiers impliqués dans la répression anticommuniste. lire  dans le Maitron:AIRAUD Arthur, Eugène, Delphin dit MONTIGNY
  • André Duret, quatrième en partant de la gauche © Claude Duret

    Note 4 :  Cette photo où il est représenté en tenue de sport qu’André Duret envoie à sa famille pour annoncer sa déportation, pourrait faire penser qu’il s’agit d’une photo prise à Compiègne lors d’activités sportives. Mais au verso de cette photo, reproduite ci-contre, outre l’inscription qui annonce sa déportation, on lit d’une autre écriture – celle de son frère – « avril 1942 ». La deuxième arrestation d’André Duret ayant eu lieu le 28 avril 1942, il est vraisemblable que cette photo ait été prise sur un terrain de basket à Levallois (on voit un panneau au deuxième plan) avant son arrestation. La tenue identique des 6 joueurs (un « cinq » de basket avec un remplaçant), avec maillots siglés, shorts et chaussures identiques plaide pour cette hypothèse.

Sources

  • Etat-civil de Levallois-Perret.
  • Fichier national de la Division des archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC), Ministère de la Défense, Caen.
  • Archives des ACVG (fichier national). Identification du numéro matricule grâce à deux photographies prises avant la guerre.
  • Nombreux documents photocopiés transmis par Claude Duret, son neveu des 19 janvier 2006 et 28 décembre 2007.
  • Photos © Claude Duret (tirages originaux), journal de captivité, lettre du camp de Compiègne, témoignage de Roger Leray, témoignage d’Arhur Airaud, carte de « Déporté politique« , lettre de la FNDIRP indiquant le témoignage de deux rescapés, certificat d’appartenance à la RIF, lettre de la section du PCF en 1977.
  • Courriels avec (photo) de son neveu, Claude Duret, janvier 2006 et mai 2012.

Notice biographique rédigée en novembre 2007, complétée en 2011, 2012 et 2019 par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages : « Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000», éditions Autrement, Paris 2005). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice. Pour la compléter ou la corriger, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com 

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