Charles Delaby © Charles Pieters
Charles Delaby : né en 1906 au Tréport (Seine-Inférieure / Seine-Maritime) ; domicilié à Dieppe (Seine-Inférieure / Seine-Maritime) ; patron de chalutier, capitaine au  bornage ; secrétaire du syndicat CGT des Marins de Dieppe, secrétaire adjoint de l’Union locale CGT, communiste ; arrêté le 16 septembre 1941 ; interné au camp de Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz où il meurt. 

Charles Delaby est né le 8 avril 1906 au Tréport (Seine-Inférieure / Seine-Maritime), il est domicilié à Dieppe (76).  Il est le fils de Marguerite, Désirée, Angèle Margollé, 20 ans, née le 24 février 1886 à Brionne (Orne),sans profession et Armand, Charles, Alexandre Delaby, 20 ans, né le 19 avril 1886 au Tréport, chauffeur auxiliaire à l’atelier central de la Flotte à Cherbourg, son époux. Ses parents se sont mariés le dimanche 20 septembre 1906.
Il est l’ainé d’une fratrie de quatre enfants ayant survécu : Armande 1911-1973, René 1912-1940, Marie 1920-1976, huit autres sont décédés l’année de leur naissance. Son père de la classe 1906 est rappelé à la déclaration de la guerre en 1914 sur des torpilleurs de Dunkerque et Cherbourg : il est démobilisé le 30 septembre 1916 « ayant eu 6 enfants simultanément vivants ».

La famille Delaby habite au 42, rue de Dieppe au Tréport. Charles Delaby devient patron de chalutier (capitaine au bornage).

Les inscrits maritimes au Havre en 1936

Il est «inscrit maritime»(1). Membre du Parti communiste, il est secrétaire du syndicat CGT des Marins de Dieppe de 1936 à 1939 et membre de la Commission exécutive de l’Union départementale CGT de Seine-Inférieure entre 1938 et 1939.

Le 21 juin 1937, « capitaine au  bornage », il est membre suppléant du collège ouvrier de la commission paritaire départementale de conciliation des conflits du travail, avec Marcel Dufriche, Joseph Hertel et Roger Ducroquet.
Secrétaire adjoint de l’Union locale de Dieppe en 1938 et 1939, Charles Delaby siège à la commission exécutive de l’Union départementale.
Les 12 et 13 novembre 1938, la publication des décrets-lois du gouvernement Daladier remettent en cause des acquis essentiels de 1936. Le congrès de la CGT à Nantes décide d’une riposte d’envergure pour le 30 novembre. Le gouvernement réquisitionne les cheminots et les services publics, et organise méthodiquement l’échec de la journée de grève.

Charles Delaby © Charles Pieters

A Dieppe : « Au matin du 30 novembre, le dispositif policier est impressionnant : Tout ce que le sous-préfet Moussinet a pu mobiliser comme forces de l’ordre a pris position à l’entrée des usines dès 4 heures du matin. Mais le port est paralysé par la grève massive des dockers. Cependant, malgré les consignes de calme et de refus de tomber dans la provocation, données par la direction de l’Union Locale aux militants, la présence de forces de police à proximité des rassemblements de grévistes conduit à des frictions difficilement évitables. Le port et sa proximité sont bientôt le lieu d’échauffourées brèves et parfois violentes (…). Plus loin, un autre groupe de dockers a interrompu le déchargement d’un chalutier boulonnais. Quelques caisses de poisson sont renversées. Il faut l’intervention du secrétaire du syndicat des marins, Charles Delaby, pour obtenir le retour au calme. Mais là encore les policiers dressent procès-verbal ». Dans la matinée du 1er décembre, la police arrête Marcel Dufriche, Charles Delaby et Robert Ducroquet (…) : sept arrestations pour Dieppe. Le 8 décembre, a lieu le premier procès en correctionnelle : Marcel Dufriche et Charles Delaby sont condamnés à 3 mois ferme. Après un premier appel leur peine est confirmée. Un nouveau procès a lieu le 16 février 1939. Aux six condamnés étaient venus s’ajouter dix dockers de Dieppe également poursuivis. Le tribunal condamne de nouveau Dufriche à 1 mois, Ducroquet et Delaby à 2 mois (in Le fil rouge 76).

Le mercredi 30 novembre 1938, Charles Delaby est arrêté lors de la manifestation à Dieppe, se déroulant dans le cadre de la grève générale lancée par la CGT nationale contre les décrets-lois.

Un écho national : Le Journal de Roubaix 9 décembre 1938

« La Vigie de Dieppe » du 6 décembre 1938 relate : « Après les arrestations des différents meneurs : Marcel Dufriche, Robert Ducroquet, Charles Delaby, et celle du nommé Alexandre Folliot, appréhendé au cours de la manifestation de mercredi soir, la police a procédé, jeudi, au début de l’après-midi, à l’arrestation de deux individus qui, au cours de cette journée
tumultueuse, s’étaient livrés l’un à des voies de fait sur le brigadier Fleury et sur l’agent Abraham, l’autre à diverses entraves à la liberté du travail ; il s’agit des nommés André Mazure docker, et Joseph Dréano, docker également et secrétaire-adjoint du Syndicat des marins. Les six personnages furent conduits le soir même sous bonne escorte, que dirigeait L’adjudant de gendarmerie Baudouin, au Palais de Justice où, après interrogatoire sommaire de M. Grimoult, Procureur de la République, un mandat de dépôt fut délivré contre eux ».

« La Vigie de Dieppe » : Cordon de gardes mobiles devant « Le Normandie »

Plus de 300 marins manifestent pendant quatre heures devant le commissariat pour exiger la libération de leurs camarades.
Un cordon de gardes mobiles venus de Rouen les maintient à distance.
Charles Delaby et ses cinq camarades sont conduits, « soigneusement escortés », au Palais de Justice devant le Procureur de la République qui délivre un mandat de dépôt à leur encontre.
A 18 heures ils passent devant le tribunal correctionnel siégeant en audience de flagrant délit (présidé par le président Neau) qui confirme le mandat de dépôt.
Ils sont incarcérés à la prison du Pollet rue des Capucins à Dieppe. Le lendemain, le départ de la pêche à Dieppe est stoppé par les manifestants. Au cours d’une réunion tenue le soir à la salle des fêtes, les orateurs (des Havrais et des Rouennais selon la « Vigie ») « annoncèrent solennellement que le « Normandie » ne partirait pas le lendemain et que tous les ports de France se mettraient en grève si on ne libérait pas Delaby ».
(…). Effectivement le Normandie ne quitte pas le port le vendredi. Commentaire de « La  Vigie de Dieppe » du 6 décembre : « Mais il ne faudrait tout de même pas que le secrétaire dieppois des marins, Charles Delaby, tire gloriole du fait que « Normandie » n’a pas pris la mer vendredi. Ce n’est pas en effet, pour protester contre l’arrestation du dieppois que Ies équipages havrais des grands transatlantiques ont mis sac à terre mais pour répondre à certaines
sanctions appliquées au lendemain de la grève de mercredi »
. Le samedi soir, le tribunal correctionnel toujours présidé M. Neau avait repoussé la demande de libération conditionnelle collective jusqu’au procès, présentée par les avocats des marins (Me Tarenne, Vincent et Biez).

L’Humanité du 2 décembre 1938

Le 8 décembre, le tribunal correctionnel de Dieppe condamne les « manifestants grévistes » Charles Delaby et Marcel Dufriche, secrétaire de l’Union locale CGT à 3 mois de prison et 50 Fd’amende pour « entrave à la liberté du travail ». Roger Ducroquet, secrétaire du
syndicat des dockers, est condamné à 8 mois et 50 F d’amende.

Le Figaro du 17 février 1939

En appel le 16 février 1939 à Dieppe, le tribunal correctionnel condamne de nouveau Marcel Dufriche à 1 mois, Robert Ducroquet et Charles Delaby à 2 mois et 16 F d’amende, pour les motifs « entraves à la liberté du travail, menaces et outrages au agents ».
Pour Charles Pieters, alors responsable du syndicat CGT des dockers, leur défense est assurée par maître Brandon du barreau de Paris et maître Biez, avoué de Dieppe.
Charles Delaby est inscrit au « carnet B » de la Seine-Inférieure.

Le 27 septembre 1939 à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais), Charles Delaby épouse Virginie Conte.
Il est le père d’une fille âgée d’un an au moment de son arrestation.
Il est mobilisé à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) en septembre 1939.

Les troupes allemandes entrent dans Rouen le dimanche 9 juin 1940. Après la capitulation et l’armistice du 22 juin, La Feldkommandantur 517 est installée à l’hôtel de ville de Rouen et des Kreiskommandanturen à Dieppe, Forges-les-Eaux, Le Havre et Rouen. Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, abolit la République et s’octroie le lendemain le titre de « chef de l’Etat français ». Il lance la « révolution nationale » en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).

A partir de l’année 1941, les distributions de tracts et opérations de sabotage par la Résistance se multipliant, la répression s’intensifie à l’encontre des communistes et syndicalistes. Dès le 22 juillet 1941, le nouveau préfet régional, René Bouffet, réclame aux services de police spéciale de Rouen une liste de militants communistes. Une liste de 159 noms lui est communiquée le 4 août 1941 avec la mention : « tous anciens dirigeants ou militants convaincus ayant fait une propagande active et soupçonnés de poursuivre leur activité clandestinement et par tous les moyens ». Ces listes, comportent la plupart du temps – outre l’état civil, l’adresse et le métier – d’éventuelles arrestations et condamnations antérieures. Elles seront communiquées à la Feldkommandantur 517, qui les utilisera au fur et à mesure des arrestations décidées pour la répression des actions de Résistance.

Militant dans la clandestinité, Charles Delaby est arrêté le 16 septembre 1941. Après avoir été écroué dans les cachots du Palais de justice de Rouen, il est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent au camp allemand de Royallieu à Compiègne (le Frontstalag 122).

Carnet de Guy Lecrux à Compiègne.  Comité des loisirs, réunion du 29 avril 1942 où figure le nom de Charles Delaby

A Compiègne il est affecté au bâtiment A2, chambre 11. Il reçoit le numéro matricule « 2248 ».

Plusieurs rescapés, dont René Maquehen, se souviennent qu’il donnait des conférences sur la pêche pendant leur internement à Compiègne.

Charles Delaby participe aux activités officielles du comité des loisirs (lire : Le « Comité » du camp des politiques à Compiègne).
Guy Lecrux, qui tient l  procès verbal de la réunion du comité des loisirs du bâtiment A2 qui a lieu le 29 avril 1942, le mentionne comme un des participants du programme artistique de la fête prévue pour le 6 avril suivant, programme placé « sous la responsabilité des camarades Gaillard et Baillon« .
Lire dans ce site : La solidarité au camp allemand de Compiègne .
Depuis ce camp administré par la Wehrmacht, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, on lira les deux articles du site qui exposent les raisons des internements, des fusillades et de la déportation : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages». Le 6 juillet, à six heures du matin, il est conduit sous escorte allemande à la gare de Compiègne avec ses camarades, puis entassé dans un des wagons de marchandises qui forment son convoi. Le train s’ébranle à 9 heures trente.

Depuis le camp de Compiègne, Charles Delaby est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942

Cf Article du site : Les wagons de la Déportation. 

Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante  « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942. Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942. Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45157 » et « 46326 », d’où le nom de « convoi des 45000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité. Lire dans le site : Le KL Auschwitz-Birkenau.

On ignore son numéro d’immatriculation à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942. Le numéro « 45435 ? » figurant dans mes deux premiers ouvrages sur le convoi du 6 juillet 1942 correspondait à une tentative de reconstitution de la liste du convoi par matricules. Ce numéro, quoique plausible, ne saurait être considéré comme sûr en raison de l’existence de quatre listes alphabétiques successives, de la persistance de lacunes pour plus d’une dizaine de noms et d’incertitudes sur plusieurs centaines de numéros matricules. Il ne figure plus dans mon ouvrage «Triangles rouges à Auschwitz».
Lire dans le site le récit de leur premier jour à Auschwitz : L’arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, « visite médicale ».  Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau (Brzezinka), situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.
On ignore son numéro d’immatriculation à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942. Le numéro « 45435 ? » figurant dans mes deux premiers ouvrages sur le convoi du 6 juillet 1942 correspondait à une tentative de reconstitution de la liste du convoi par matricules. Ce numéro, quoique plausible, ne saurait être considéré comme sûr en raison de l’existence de quatre listes alphabétiques successives, de la persistance de lacunes pour plus d’une dizaine de noms et d’incertitudes sur plusieurs centaines de numéros matricules. Il ne figure plus dans mon ouvrage «Triangles rouges à Auschwitz».

Lire dans le site le récit de leur premier jour à Auschwitz : L’arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, « visite médicale ».  Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks. Lire dans le site, La journée-type d’un déporté d’Auschwitz

Lire dans le site le récit de leur premier jour à Auschwitz : L’arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, « visite médicale ».  Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau (Brzezinka), situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.

On ignore la date exacte de son décès à Auschwitz.

Charles Delaby est homologué au titre de la Résistance intérieure française (RIF) comme appartenant à l’un des
mouvements de Résistance. Il est homologué Déporté politique.
Une place de Dieppe porte son nom, qui est inscrit sur le monument aux morts (déportés et fusillés) square Carnot à Dieppe.

« La Vigie de Dieppe » octobre 1944

A la Libération, la première réunion de l’Union locale des syndicats de Dieppe (le 16 octobre 1944) est placée sous la présidence d’honneur de Robert Arpajou, ancien secrétaire de l’UL, déporté et mort à Sachsenhausen. Joseph Hertel, lui-même interné pendant 38 mois (il est élu député en octobre 1945) rend hommage à Charles Delaby (des Marins), Jacques Delestre (des Dockers), Robert Lefranc (des Métaux), Jules Mettay (des produits chimiques).

Son nom est honoré sur le monument installé dans la cour de la fédération du PCF de Seine Maritime (33, place Général de Gaulle, Rouen) : avec ce poème de Paul Éluard (Enterrar y callar) « Frères, nous tenons à vous. Nous voulons éterniser cette aurore qui partage votre tombe blanche et noire, l’ESPOIR et le Désespoir ». Mémorial du PCF à Rouen, Relevé Thierry Prunier.

  • Note 1 : L’inscrit maritime est un marin enregistré auprès des Affaires maritimes et qui cotise à l’ENIM pour sa retraite. Avant la suppression du service national l’inscrit maritime était appelé dans la marine nationale et faisait partie de la réserve de l’armée de mer.
  • Note 2 : Marcel Dufriche : Né le en 1911, contrôleur des douanes ; militant communiste et syndicaliste, résistant (avec Feldman et Pican, fusillés et André Duroméa), arrêté par la Gestapo en 1944, torturé, condamné à mort, évadé. Membre suppléant (1950-1956) puis titulaire (1956-1964) du comité central du PCF ; maire de Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de 1971 à 1984. Décédé le 9 mai 2001 à Montreuil (93).

Sources

  • Recherches et photos communiquées à Roger Arnould par Charles Pieters, maire-adjoint de Dieppe en 1979.
  • Listes de déportés de Seine-Maritime établies à leur retour de déportation par Louis Jouvin et par Louis Eudier in «Notre combat de classe et de patriotes, 1934-1945» (annexes).
  • Liste de militants de la CGT fusillés ou déportés pour leur action dans la Résistance établie par la CGT de Seine Maritime.
  • Listes reconstituées du registre de Compiègne par Mme Hieblot, DAVCC et Claudine Cardon-Hamet (N° 219 à 3865).
  • Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Le Maitron, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier, CD-Rom édition 1997. Tome 24, page 228.
  • Témoignage de René Maquenhen.
  • Mairie de Bagnolet, où résidait sa veuve à la Libération, au 64, avenue Raspail.
  • Travaux d’Eugène Kerbaul.
  • © Site Internet Mémorial-GenWeb
  • © Site internet «Le Fil rouge», Institut CGT d’Histoire sociale de Seine Maritime.

Notice biographique rédigée par Claudine Cardon-Hamet en 2000 pour l’exposition de Rouen de l’association « Mémoire Vive » consacrée aux déportés “45000” et “31000” de Seine-Maritime, complétée en 2006, 2012, 2017, 2018 et 2022. Docteur en Histoire, auteur des ouvrages : « Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 », Editions Autrement, 2005 Paris et de «Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000. Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice. Pour la compléter ou corriger, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com

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