Matricule « 46.060 » à Auschwitz Rescapé

Mario Ripa ; né en 1916 à Pontecorvo (Italie) ;  il habite à Paris 19ème ;  ouvrier imprimeur ; communiste ; arrêté le 23 octobre 1940 pour propagande communistes ; condamné à 6 mois de prison avec sursis ; interné aux camps d’Aincourt, Rouillé et Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz, Flossenbürg et Dresden ; rescapé. 

Mario Ripa est né le 26 janvier 1916 à Pontecorvo (Italie). Il est naturalisé français le 30 mars 1927. Il habite avec son frère Marcel chez ses parents au 51, rue de l’Ourcq à Paris (19°) au moment de son arrestation.
Dans cet ensemble HBM, (habitations à Bon Marché) dont les travaux commencent en 1923, habitent aussi les frères Varlet et Marcel François qui seront également arrêtés dans la même affaire que lui.

51, rue de l’Ourcq, quartier de La Villette.

Mario Ripa est le fils de Maria, Angela, née en 1885 ou 86 et de Michel Archangelo Ripa né à Pontecorvo (Italie) le 24 septembre 1876.
Il est issu d’une fratrie de 9 sœurs et frères (Angelo, né en 1901, Marianne, née en 1907, Libéra, née en 1911, Césare né le 3 février 1915, Mario, né en 1916, Rosine, née en 1918, tous naturalisés français en 1931, Raphaël, né en 1922,  Marcelle, née en 1925, Marcel, né en 1926). A son arrivée en France, la famille Ripa vient habiter au 7, passage Desgrais, appartement n° 15, à Paris 19ème. En 1924, leur père est cordonnier. En 1926, Angelo, Marianne et Libera sont journaliers, Cesare est manœuvre.
La famille vient ensuite habiter au 51, rue de l’Ourcq à Paris (19°), appartement n°56. Cesare travaille comme imprimeur au 73, rue de l’Ourcq (l’immeuble est aujourd’hui reconstruit). Rosine est sténo-dactylo. La famille Varlet habite également au n° 51, à l’appartement n°199.
Mario Ripa est célibataire, électricien de formation, il travaille comme imprimeur (au salaire horaire de 11 F 05 en 1941), lui aussi au 73, rue de l’Ourcq, au moment de son arrestation.
Il est adhérent du Parti communiste en 1938 et 1939 et il a « des responsabilités à la Propagande en direction de la jeunesse et des vieux » dans le 19ème. Il est adhérent à la CGT. Sportif, il est membre d’un club FSGT.

Mario Ripa avant-guerre

A la déclaration de guerre, il est mobilisé (1er bureau de recrutement de la Seine, matricule « 292 ») et effectue un service armé. Il déclare lors de ses interrogatoires par la Brigade Spéciale avoir été démobilisé en août 1940, mais dans ses témoignages après la Libération, il dira avoir été blessé, hospitalisé à Bordeaux et s’être enfui de l’hôpital de peur d’être envoyé en Allemagne.

Le 14 juin 1940, les troupes de la Wehrmacht entrent dans Paris, vidée des deux tiers de sa population. La ville cesse d’être la capitale du pays et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Le 22 juin, l’armistice est signé. Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, s’octroie le lendemain le titre de « chef de l’Etat français » et lance la « révolution nationale » en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).

Dès le début de l’occupation, la recrudescence d’inscriptions à la craie, d’affiches et de diffusion de tracts dans le 19ème arrondissement ont alerté les
services de la Préfecture, malgré l’arrestation d’Auguste Gacher, qu’ils considèrent comme l’instigateur de cette propagande.
Des enquêtes et filatures sont alors effectuées dans les milieux communistes du 19ème par des inspecteurs de la Brigade spéciale des Renseignements généraux. Lire dans le site La Brigade Spéciale des Renseignements généraux.
Selon le témoignage de Camille Bouvinet (1), Mario Ripa est alors membre d’un groupe de jeunes sous sa responsabilité et celle de Ventura (employé municipal au square du Chapeau rouge), qui diffuse de la propagande communiste. Mario Ripa m’a écrit avoir assuré la mise en place « des futurs réseaux de résistance » puis assuré la liaison entre eux, diffusant tracts et affiches.

Main courante d’interpellation. On notera que Paul Millet est déclaré décédé 3 jours après son arrestation

Lors de ses interrogatoires par la Brigade Spéciale, il reconnaîtra seulement avoir été contacté par Auguste Gacher (déjà arrêté le 16 octobre) et avoir accepté d’adhérer à la Jeunesse communiste clandestine.

Les rapports de police ne font état d’aucune dénonciation ayant précédé les
arrestations, contrairement à ce qu’a pu penser Mario Ripa à son retour de
déportation et qu’il aura affirmé toute sa vie (dernier témoignage en 2008). Par contre, les inspecteurs de la BS ont bien mené enquêtes et filatures dans les HBM du 49/51 rue de l’Ourcq.

Camille Bouvinet (1), relate que c’est à la suite d’un collage le 22 octobre 1940 que des arrestations sont opérées, dont celle du « camarade Mario ».

Dans les archives des Brigades spéciales à la Préfecture de Police, on peut lire, après un rappel des faits qui ont motivé les enquêtes (recrudescence d’inscriptions à la craie, d’affiches et de diffusion de tracts dans le 19ème arrondissement) que le 23 octobre 1940, les inspecteurs de la BS procèdent par groupes de deux (« R. et M. », « T. et C. », « H. et
R. »), à des perquisitions aux domiciles de 8 personnes : Maurice François, 18 ans, Paul Millet, 44 ans, Roger Mercier, 17 ans, Marcel Mercier, 18 ans, Georges Durand, 18 ans, Alfred Varlet, 19 ans, Henri Varlet 20 ans, Mario Ripa, 24 ans et son frère Marcel. Ils sont tous arrêtés et interrogés dans le cadre de l’« Affaire François, Ripa, Varlet, Mercier, Millet, Durand ».

PV de perquisition : « sans aucun résultat »

Le domicile de la famille Ripa est perquisitionné le 23 octobre 1940 à 7 heures du matin. La « visite domiciliaire effectuée au domicile des frères Ripa, des frères Varlet, des frères Mercier et
de François n’a donné aucun résultat
 » (2), note le commissaire
principal Cougoule.

C’est donc au cours des fouilles à corps au cours desquelles les enquêteurs trouvent quelques tracts et des interrogatoires et confrontations que la police conclut que « ces individus ont reconnu, ou d’avoir diffusé des tracts clandestins d’inspiration communiste, ou collé des papillons gommés de même origine ou fait à la craie des inscriptions de même nature ». Pour ce qui le concerne, Mario Ripa reconnaît avoir diffusé des tracts et avoir participé deux mois auparavant à une réunion organisée le soir place de Bitche par Gacher, avec quatre autres jeunes.
Le 24 octobre 1940, inculpé comme ses camarades d’infractions aux articles 1 et 3 du décret du 26 septembre 1939, Mario Ripa est conduit au dépôt de la maison d’arrêt de la Santé, sur mandat du juge d’instruction du tribunal de première instance de la Seine.

Lettre du commissaire Cougoule

A l’issue du procès qui a lieu le 21 décembre 1940 à la 15ème chambre correctionnelle, Mario Ripa est condamné à 6 mois de prison avec sursis. Son jeune frère Marcel, âgé de 15 ans est relaxé.

Le 22 décembre 1940, le commissaire principal de la direction des RG (André Cougoule) adresse 3 jeunes (deux ont été condamnés avec sursis dont Mario Ripa, l’autre a été relaxé) au directeur de la PJ, en application de la Loi du 3 septembre 1940 (3) « en attendant  leur transfert au centre d’internement d’Aincourt », il conclut « tous trois sont des propagandistes communistes clandestins très actifs ».

Le 26 décembre 1940 Mario Ripa est interné au camp d’Aincourt (n° registre 22.665).
Lire dans le site Le camp d’Aincourt).

Le 6 septembre 1941, Mario Ripa est transféré au camp de Rouillé (4) au sein d’un
groupe de 150 internés. Le 14 octobre 1941 le commandant du Centre d’Internement Administratif de Rouillé s’adresse au Préfet de la Seine pour obtenir des informations concernant 149 internés provenant d’Aincourt et arrivés à Rouillé le 6 septembre (doc C-331.24).

Le 30 octobre 1941 un état est renvoyé par les Renseignements généraux au directeur du camp. Mario Ripa y est décrit « Meneur communiste très actif, condamné à 6 mois de prison pour infraction au décret du 26 septembre 1939 ».
Une nouvelle adresse, 41, rue de Louvain à Courbevoie, remplace celle de ses parents, 51 rue de l’Ourcq dans le 19ème, qui est rayée sur le registre du camp.
Début mai 1942, les autorités allemandes adressent au directeur du camp de Rouillé une liste de 187 internés qui doivent être transférés au camp
allemand de Compiègne (Frontstallag 122). Le nom de Mario Ripa (n°159 de la liste) y figure.
C’est avec un groupe d’environ 160 internés (5) qu’il arrive à Compiègne le 22 mai 1942. La plupart d’entre eux seront déportés à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet.
Depuis ce camp administré par la Wehrmacht, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, on lira les deux articles du site qui exposent les raisons des internements, des fusillades et de la déportation : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages». 

Depuis le camp de Compiègne, Mario Ripa est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942.

Cf Article du site : Les wagons de la Déportation. 

Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante  « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942. Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942. Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45157 » et « 46326 », d’où le nom de « convoi des 45000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité. Lire dans le site : Le KL Auschwitz-Birkenau

Mario Ripa est enregistré à leur arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 (11 heures du matin) sous le numéro « 46060 ». Ce matricule sera tatoué sur son avant-bras gauche quelques mois plus tard.
Sa photo d’immatriculation (2) à Auschwitz a été retrouvée parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz.
Lire dans le site le récit de leur premier jour à Auschwitz : L’arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, « visite médicale ».  Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.

Mario Ripa est affecté au Kommando Menuiserie, puis au déchargement des trains. Ils sont alors tous confrontés à l’horreur et à la mort de leurs camarades : la plupart des « 4500 » vont mourir dans les premiers mois de leur arrivée. A la fin de l’année 1942, ils ne sont plus que 220 survivants et 150 environ en mars 1943 !

Comme plusieurs de ses camarades affectés dans des ateliers, il a saboté du matériel « Je me souviens que l’on m’avait confié la tâche de trier des bâtons de ski, et je les cassais puis les traficotais afin que personne ne le remarque. Mais un jour un Kapo est venu contrôler et a tout de suite remarqué la supercherie. Il m’a roué de coup et m’a percé les deux tympans » (témoignage de Mario Ripa en 2008 in @ Blog Auschwitz-témoignages).

En application d’une directive de la Gestapo datée du 21 juin 1943 accordant aux détenus des KL en provenance d’Europe occidentale la possibilité de correspondre avec leur famille et de recevoir des colis renfermant des vivres, Mario Ripa, comme les autres détenus politiques français d’Auschwitz, reçoit en juillet 1943 l’autorisation d’échanger des lettres avec sa famille – rédigées en allemand et soumises à la censure – et de recevoir des colis contenant des aliments. Ce droit leur est signifié le 4 juillet 1943. 
Entre le 14 août 1943 et le 12 décembre 1943, il est en quarantaine au Block 11 avec la quasi totalité des Français survivants. Lire l’article du site « les 45000 au block 11.
Le 12 décembre, les Français quittent le Block 11 et retournent dans leurs anciens Kommandos ou ont de nouvelles affectation.
C’est le cas pour Mario Ripa qui est affecté en 1944 à la Boulangerie : « pour voler du pain » dit-il.

Roger Abada, l’un des trois responsables du «  Groupe français » à noté dès sa libération au camp de Dora les éléments marquants de sa déportation. Sur la page reproduite ci-contre figurent quelques uns des noms des membres du groupe français de Résistance à Auschwitz, dont celui de Mario Ripa. Le Comité international du camp dont dépend le groupe français parvient en effet à placer à des militants à des postes importants pour la solidarité ou la Résistance dans quelques kommandos. En face du nom de Mario Ripa (« Rippa ») on peut lire « Boulangerie ».

Le camp de Flossenbürg

Lire : Décembre 1942 : La Résistance à Auschwitz et la création du premier groupe français  et La Résistance dans les camps nazis

Le 28 août 1944 un groupe de trente et un « 45000 », dont Mario Ripa est transféré d’Auschwitz à  Flossenbürg où ils sont enregistrés le 31 août 1944 : il reçoit le matricule « 19884 ».
Certains d’entre eux sont transférés dans des camps annexe : c’est le cas de Mario Ripa qui est transféré le 14 septembre à Dresden (ateliers de
réparation de voies ferrées, usines Zeiss-Ikon, constructions mécaniques Muller) avec Albert Morel.
Les Soviétiques les libèrent le 4 mai 1945.
Mario Ripa rentre à Paris par le train, via Nancy, le 28 mai, et souffrira de séquelles  » physiques  et morales ».

Lettre à la mère de Jean Roy

Il a, comme la plupart des rescapés répondu aux familles de ses camarades morts à Auschwitz.

Ainsi la lettre ci-jointe à la maman de Jean Roy. Mario Ripa lui explique, en lui demandant d’excuser sa brutalité, que son fils n’était pas parmi les 180 survivants rassemblés (au Block 11) en août 1943 et lui écrit « Malheureusement, beaucoup manquent à l’appel. Ne conservez plus d’espoir. Il vaut mieux une certitude qu’une incertitude. Veuillez croire madame à tout mon respect ».

Au retour, Roger Abada le rencontre à la commémoration de la Libération d’Auschwitz,
au Palais d’Orsay, le 28 janvier 1946.

Mario Ripa retrouve un emploi d’électricien. Son homologation comme « Déporté politique » est effective le 13 juillet 1954. A la retraite, il vient habiter au Cros de Cagnes-sur-Mer avec son épouse.
Il milite à la FNDIRP des Alpes maritimes.

Après de nombreuses démarches, il est homologué « Déporté Résistant » le 24 octobre 2003.

A Cagnes le 14 juillet 2006 avec son épouse

Le décret du 14 avril 2005, le décore de la médaille militaire avec traitement (Croix de guerre 1939-1940) avec palme, JORF n°91 du 19 avril 2005 page 6874 texte n° 3 (au titre de l’art. R. 39 et R. 40 du code de la Légion d’honneur et de la médaille militaire), Déportés-Résistants.
En 2006 il a été fait chevalier de la Légion d’honneur. Il reçoit la médaille de la Résistance et de la Déportation. Le 27 août 2005 il est décoré de la médaille militaire.

Il est fait chevalier de la légion d’honneur (décret du 21 avril 2006) et honoré lors des cérémonies du 14 juillet 2006 par le maire de Cagnes, Louis Nègre, qui lui remet ses insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

27 août 2005

En 2008, des témoignages sur sa déportation sont publiés sur un site internet local © Blog Auschwitz-témoignages). A la question qui lui est posée : « A votre avis comment avez-vous pu résister tout ce temps ? » il répond : « Je pense que c’est grâce à mon caractère de cochon et à mon envie de rester vivant ».

Mario Ripa est décédé à l’âge de 94 ans, le 6 septembre 2010 à Cagnes-sur-mer (Alpes-Maritimes).

  • Note 1Camille Bouvinet, né le 18 avril 1904 à Selles (Haute Saône) est cantonnier à la Ville de Paris. Militant
    communiste, il dirige les groupes communistes dans le 19e arrondissement. Il est arrêté les 19 et 21 novembre 1941 et condamné à 15 mois de prison. 
    Camille Bouvinet, est homologué comme Résistant (au titre de la Résistance intérieure française, FFI) et comme Déporté Résistant (DIR), comme appartenant à l’un des cinq mouvements
    de Résistance (FFC, FFI, RIF, DIR, FFL). Cf. Service historique de la Défense, Vincennes  GR 16 P 85603. Il est arrêté dans la même affaire, au début décembre 1941, que Marcel Paul, Louis Florange, Alexandre Tardieu, Henri Lartigue, Claire Fourneret (Dossier n° 278, « affaire Marcel Paul et autres »).
  • Note 2 : Mais au domicile de Paul Millet sont saisies des brochures et une arme à feu. Le commissaire principal écrit à la 1ère section des Renseignement généraux et au chef des autorités allemandes, que Paul Millet possède une arme à feu « un 6,35 à barillet, non chargé en bon état de fonctionnement ».
  • Note 3 : La loi du 3 septembre 1940 proroge le décret du 18 novembre 1939 et prévoit l’internement de « tous individus dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique« . Les premiers visés sont les communistes.
  • Note 4 :Le camp d’internement administratif de Rouillé (Vienne) est ouvert le 6 septembre 1941, sous la dénomination de «centre de séjour surveillé», pour recevoir 150 internés politiques venant de la région parisienne, c’est-à-dire membres du Parti Communiste dissous et maintenus au camp d’Aincourt depuis le 5 octobre 1940. D’autres venant de prisons diverses et du camp des Tourelles. / In site de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé.

Sources

  • Fichier
    En 2008 © Blog Auschwitz-témoignages.

    national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC), Ministère de la Défense, Caen. Fiche individuelle consultée en octobre
    1989.

  • Questionnaire biographique (contribution à l’histoire de la déportation du convoi du 6 juillet 1942), envoyé aux mairies, associations et familles au début de mes recherches, en 1987, rempli par Mario Ripa le 19 juin 1992.
  • Carton Brigades Spéciales des Renseignements généraux (BS1), aux Archives de la Préfecture de police de Paris. Procès-verbaux des interrogatoires.
  • Témoignage de Camille Bouvinet (recueilli par Roger Arnould).
  • 1940-1945, La Résistance dans le 19ème arrondissement de Paris, ANACR, éditions Le temps des cerises, Pantin septembre 2005, page 102 (témoignage de Camille Bouvinet).
  • Interview
    de Mario Ripa © Blog Auschwitz-témoignages.
  • Mémoire de maîtrise d’Histoire sur Aincourt d’Emilie Bouin, juin 2003. Premier camp d’internement des communistes en zone occupée. dir. C. Laporte. Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines / UFR des Sciences sociales et des Humanités.
  • Archives de la police / BA 2374.
  • Camp de Séjour Surveillé de Rouillé : archives départementales de la Vienne.
  • Liste du 22 mai 1942, liste de détenus transférés du camp de Rouillé vers celui de Compiègne (Centre de Documentation Juive Contemporaine XLI-42).
  • Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère de la Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp.
  • Photo d’immatriculation à Auschwitz : Musée d’état Auschwitz-Birkenau /©collection André Montagne.

Notice biographique mise à jour en 2010, 2013, 2019 et 2021 à partir d’une notice succincte rédigée en janvier 2001 pour l’exposition organisée par l’association « Mémoire Vive » à la mairie du 20ème arrondissement, par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages :Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005) et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé), qui reproduit ma thèse de doctorat (1995). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice. Pour la compléter ou la corriger, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com 

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