Matricule « 45.565 » à Auschwitz, Rescapé

Robert Gaillard : né en 1912 à Darnétal (Seine-inférieure / Seine-Maritime) ; domicilié au Petit-Quevilly (Seine-Inférieure) ; employé de bureau, inspecteur d'assurance ; communiste ; arrêté en septembre 1939 ; régiment disciplinaire è Rochefort et Souges ;  arrêté comme otage dans la nuit du 21 au 22 octobre 1941 ;  écroué à Rouen ; interné au camp de Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz, Gross-Rosen ; Hersbrück, Dachau ; rescapé, décédé le 29 mars 1988.

Robert Gaillard est né le 14 mai 1912 à Darnétal (Seine- inférieure / Seine-Maritime). Il habite au, 4 Place des Chartreux au Petit-Quevilly (Seine-Inférieure) au moment de son arrestation.
Il est le fils de Coralie Louise Louise Tuloup, 38 ans et de Gustave Théophile Gaillard, 39 ans son époux au sein d’une fratrie de dix enfants : Marthe, née en 1893, Gustave Eugène, né en 1894, Berthe, née en 1898, Émilienne, née en 1901, Raymond, né en 1905, Simone, née en 1907, Lucien, né en 1909, Robert, tous né-es à Darnétal. La famille déménage au Petit-Quevilly au 16, rue de l’Hospice, où René naît en 1914. Leur aîné est tué pendant la guerre de 1914-1918.
Enfant, Robert Galliard va à l’école Chevreul de Petit-Quevilly. Il y apprend la chanson «Les coquelicots» qui évoque la Commune de Paris de 1871 par les instituteurs Paul Stelz et Paul Elie, chanson qui le marquera toute sa vie.  Il l’offrira à Roger Arnould le 6 décembre 1987 à Rambouillet lors de la fête donnée par les «45000» en son honneur. Et il le chantera à Cracovie, le jour de ses 75 ans, le 14 mai 1987.

Robert Gaillard épouse Solange Moutier le 6 avril 1935.  Le couple a deux enfants (Claudine et Marc). Claudine est née au moment de son arrestation. Il est employé de bureau de 1929 à 1940, puis inspecteur d’assurance-vie à «La Populaire» entre 1940 et 1941.
Robert Gaillard est membre du Parti communiste depuis 1935. Il est trésorier de cellule et de section de 1935 à 1939 et trésorier régional de 1937 à 1939. Son domicile est perquisitionné par la police en 1938 et 1939.
Il est mobilisé le 2 septembre 1939 à l’État-Major des troupes coloniales, 2ème bureau (rue Saint Dominique à Paris) comme secrétaire d’un général. «Dès septembre j’ai été inquiété par la police française, ainsi que mon épouse. De ce fait, les contacts ont été rompus avec les camarades du Parti
communiste
». Il est arrêté en septembre 1939 et comparait devant le tribunal militaire fin février 1940. Il est en instance de jugement au moment
de la Débâcle. «J’étais connu comme communiste par le commissaire de police (P…) de la localité, ayant déjà eu affaire avec ce dernier en septembre 1939, jusqu’en février 1940». Il est relevé de ses fonctions de secrétaire par décision ministérielle (Daladier). Il est affecté comme garde-magasin au tombeau de Napoléon. Puis placé en régiment disciplinaire au camp de Rochefort puis à celui de Souge (Gironde, sur la commune de Martignas-sur-Jalle. Dans ce camp près de 300 résistants seront fusillés par les nazis jusqu’en 1944).

Soldats allemands à Rouen

Les troupes allemandes entrent dans Rouen le dimanche 9 juin 1940. Après la capitulation et l’armistice du 22 juin, La Feldkommandantur 517 est installée à l’hôtel de ville de Rouen et des Kreiskommandanturen à Dieppe, Forges-les-Eaux, Le Havre et Rouen. Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, abolit la République et s’octroie le lendemain le titre de « chef de l’Etat français ». Il lance la « révolution nationale » en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).
A partir de l’année 1941, les distributions de tracts et opérations de sabotage par la Résistance se multipliant, la répression s’intensifie à l’encontre des communistes et syndicalistes. Dès le 22 juillet 1941, le nouveau préfet régional, René Bouffet, réclame aux services de police spéciale de Rouen une liste de militants communistes. Une liste de 159 noms lui est communiquée le 4 août 1941 avec la mention : « tous anciens dirigeants ou militants convaincus ayant fait une propagande active et soupçonnés de poursuivre leur activité clandestinement et par tous les moyens ». Ces listes, comportent la plupart du temps – outre l’état civil, l’adresse et le métier – d’éventuelles arrestations et condamnations antérieures. Elles seront communiquées à la Feldkommandantur 517, qui les utilisera au fur et à mesure des arrestations décidées pour la répression des actions de Résistance.

Après la Débâcle, Robert Gaillard retourne à Petit-Quevilly : «Je mettais des tracts du Parti, reçus dans ma boite au lettres, dans celles des gens susceptibles de s’intéresser à la vie du Parti».

Robert Gaillard est arrêté comme otage par les polices française et allemande dans la nuit du 21 au 22 octobre 1941.
Son arrestation est ordonnée par les autorités allemandes en représailles au sabotage (le 19 octobre) de la voie ferrée entre Rouen et Le Havre (tunnel de Pavilly). Lire dans le site Le « brûlot » de Rouen. Une centaine de militants communistes ou présumés tels de Seine-Inférieure sont ainsi raflés entre le 21 et 23 octobre. Robert Gaillard est écroué comme la plupart de ses camarades à la caserne Hatry de Rouen «occupée par les nazis». Tous les hommes appréhendés sont remis aux autorités allemandes à leur demande, qui les transfèrent au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122) entre le 25 et le 1er novembre 1941. La moitié d’entre eux d’entre eux seront déportés à Auschwitz.
Robert Gaillard est interné à Compiègne le 30 octobre ou le 1er novembre 1941.
A Compiègne, il reçoit le numéro matricule 2078.
Lire dans ce site : La solidarité au camp allemand de Compiègne et Le « Comité » du camp des politiques à Compiègne .
Depuis ce camp administré par la Wehrmacht, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, on lira les deux articles du site qui exposent les raisons des internements, des fusillades et de la déportation : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages». Le 6 juillet, à six heures du matin, il est conduit sous escorte allemande à la gare de Compiègne avec ses camarades, puis entassé dans un des wagons de marchandises qui forment son convoi. Le train s’ébranle à 9 heures trente.

Depuis le camp de Compiègne, Robert Gaillard est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942. 

Cf Article du site : Les wagons de la Déportation. 

Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante  « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942. Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942. Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45157 » et « 46326 », d’où le nom de « convoi des 45000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité. Lire dans le site : Le KL Auschwitz-Birkenau.

Robert Gaillard à Auschwitz 8 juillet 1942

Il est enregistré à leur arrivée à Auschwitz au «Stammlager» (camp principal) le 8 juillet 1942 à 11 heures du matin sous le numéro «45565». Ce matricule sera tatoué sur son avant-bras gauche quelques mois plus tard.
Sa photo d’immatriculation (2) à Auschwitz a été retrouvée parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz.
Lire dans le site le récit de leur premier jour à Auschwitz : L’arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, « visite médicale ».  Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks. Lire dans le site, La journée-type d’un déporté d’Auschwitz  
Le 13 juillet : «Nous sommes interrogés sur nos professions. Les spécialistes dont ils ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et s’en retournent à Auschwitz I, ils sont approximativement la moitié de ceux qui restaient de notre convoi. Les autres, dont je suis, nous restons à Birkenau où nous sommes employés pour le terrassement et pour monter des baraques appelées Block» (Pierre Monjault). Il est témoin de l’horreur au quotidien, décrite minutieusement par René Maquenhen

Les barbelés d’Auschwitz I © Claudine Cardon- Hamet

A Birkenau, il est affecté aux blocks 5, 7 et 20. Il est affecté au très dur Kommando «Terrasse»
(terrassement), au nettoyage des blocks en construction avec les Tziganes, et à «divers autres kommandos du même type». Il est gardien de nuit dans un Revier (infirmerie). Puis il est affecté à la boulangerie, puis au Kommando des jardiniers. Dans ce Kommando, il se souvient d’avoir pu «manger des plants de salade, allongé dans une serre».

Un jour (après février 1943) Germaine Pican, institutrice communiste de Rouen, déportée du convoit du 24 janvier 1943, vient au «ravitaillement» pour ses compagnes. Ne sachant pas qu’il est français elle s’adresse à lui en polonais. «Elle demandait de l’oignon, se souvient-il). S’étant rapidement fait connaître, ils parlent de leurs camarades communs, comme ils sont tous deux de Seine-Inférieure. Elle lui apprend alors que Georges Déziré, secrétaire régional du Parti communiste a été exécuté comme traitre par ses camarades de combat en mai 1942 – «pour avoir dénoncé son mari André Pican», qui arrêté le même jour qu’elle, sera fusillé au Mont Valérien.
Georges Déziré était l’ancien secrétaire régional du Parti communiste, un des artisans de la reconstruction du Parti communiste clandestin en Seine-Inférieure.

Georges Déziré

Robert Gaillard a toujours été convaincu de son innocence, et n’a repris sa carte au Parti communiste en 1956-57, dit-il, qu’après la réhabilitation de Georges Déziré dans le Parti. Jacques Duclos réhabilite publiquement Georges Déziré le 10 juin 1972. L’espace de Saint Etienne du Rouvray qui accueille le centre socioculturel, la bibliothèque et le conservatoire de musique et de danse porte désormais son nom.
Un soir (le 16 ou le 17 mars 1943), après l’appel, la plupart des «45000» survivants à Birkenau (18 sur 25) sont rassemblés. Consignés dans un block, dix-huit d’entre eux sont conduits le lendemain sous escorte au camp principal, Auschwitz-I.

En application d’une directive de la Gestapo datée du 21 juin 1943 accordant aux détenus des KL en provenance d’Europe occidentale la possibilité de correspondre avec leur famille et de recevoir des colis renfermant des vivres, Robert Gaillard, comme les autres détenus politiques français d’Auschwitz, reçoit en juillet 1943 l’autorisation d’échanger des lettres avec sa famille – rédigées en allemand et soumises à la censure – et de recevoir des colis contenant des aliments. Ce droit leur est signifié le 4 juillet 1943.
Entre le 14 août 1943 et le 12 décembre 1943, il est en quarantaine au Block 11 avec la quasi totalité des politiques français du camp. Lire l’article du site « les 45000 au block 11.
Robert Gaillard et Louis Eudier ont raconté comment, désignés pour la distribution de pains, ils décident d’en dérober deux pour un détenu français qui travaillait à la buanderie. Ils sont dénoncés par un déporté polonais. Il est rossé à coups de poings et enfermé pendant plusieurs jours, sans manger ni boire, avec ses deux camarades et un Russe, dans une Stehzelle du block 11 (la prison du camp principal) : une étroite cellule de 90 cm de côtés où les détenus ne pouvaient pas s’asseoir tant ils étaient entassés. Lire ce récit dans le site Quatre « 45 000 » internés dans une «Stehzelle» du block 11 pendant 27 heures pour deux pains.

Le 12 décembre, les Français quittent le Block 11 et retournent dans leurs anciens Kommandos. Robert Gaillard est alors réaffecté dans un «petit
Kommando jardinier
». Le 3 août 1944, Robert Gaillard est à nouveau placé en “quarantaine”, au Block 10, avec la majorité des “45000” d’Auschwitz I.

Lire dans le site : Itinéraires suivis par les survivants à partir d’Auschwitz (1944-1945)

Le 7 septembre 1944, trente « 45 000 » partent d’Auschwitz pour Gross-Rosen où ils sont enregistrés : Roger Abada (40 965), René Aondetto (40 966), (Victor) Gaston Aubert (40 968), André Bardel (40 969), Roger Bataille (40 971), Eugène Beaudoin (40 972), Johan Beckman (40 973), Robert Beckman (40 974), Ferdinand Bigarré (40 975), René Bordy (40 976), Georges Brumm (40 980), Louis Brunet (40981), Louis Cerceau (40 982), Eugène Charles (40 985), Cyrille Chaumette (40 986), Marcel Cimier (40 987), Clément Coudert (40 988), Robert Daune (40 989), René Demerseman (40 9990), Fernand Devaux (40 991), Lucien Ducastel (40 992), Georges Dudal (40994), Louis Eudier (40 995), Adrien Fontaine (40 996), Robert Gaillard (40 997), Georges Gaudray (40 998), Roger Gauthier (40 999), Gérard Gillot (41 000), Richard Girardi (41 111 probablement), Henri Gorgue (41 181). Après leur quarantaine, les « 45 000 » sont répartis dans divers kommandos dont une dizaine sont affectés aux usines Siemens. André Bardel, entre à l’infirmerie de Gross-Rosen, fin décembre 1944. Il y est déclaré « décédé le 31 janvier 1945 ».Le 7 septembre 1944, il est transféré à Gross Rosen avec 29 autres « 45 000 » dans des wagons de voyageurs.
Après leur quarantaine, les « 45 000 » sont répartis dans divers kommandos dont une dizaine sont affectés aux usines Siemens.

Carte matricule 89618 à Hersbrück-Flossenburg

Entre le 8 et le 11 février 1945, il est transféré au camp d’Hersbrück  constructions Dogger, dépendant du camp de Flossenbürg avec dix-sept « 45 000 » où ils sont enregistrés : Robert Gaillard reçoit le matricule «84 616» et affecté au Kommando K 11 avec :
Roger Bataille (84 303), Eugène Beaudoin (84 341), Ferdinand Bigaré, René Bordy (84 332), Georges Brumm (84 363), Louis Brunet (84 362), Eugène Charles (84 391), René Demerseman (84 463), Fernand Devaux (84 476), Georges Dudal (84 497), Louis Eudier (84 454), Adrien Fontaine (84 498), Robert Gaillard (84 616), Roger Gauthier (84 634), Gérard Gillot (84 656), Henri Gorgue (84 707), Francis Joly, Albert Rosse. René Bordy meurt le 28 mars 1945 à l’infirmerie d’Hersbrück (l’état civil indique le 3 mars 1945).

Sa carte de Dachau, tamponnée par l’armée US

Le 8 avril 1945, les seize « 45 000 » restants (René Bordy est mort à l’infirmerie) sont évacués à pied «dans
des conditions terribles
» de Hersbrück pour Dachau où ils arrivent, le 24 avril 1945.

Robert Gaillard est libéré le 29 avril 1945 par l’armée américaine.
Le premier américain qu’il voit sortir d’un tank « était une correspondante de presse».
Il est rapatrié en France le 9 mai 1945. Il habite alors au Grand-Quevilly, 10 avenue Léon Blum.
Il est homologué comme «Déporté Politique» et fait chevalier de l’Ordre national du Mérite en 1986.
Il est membre du Comité national de la FNDIRP à partir de 1958.

Avec Louis Jouvin, Lucien Ducastel et Germaine Pican, il organise la première rencontre des “45000” et des “31000” qui a lieu le 26 juin 1960 au Petit Quevilly, puis la commémoration à Rouen du 20ème anniversaire de la libération d’Auschwitz.

René Demerseman, Fernand Devaux, Robert Gaillard, Georges Dudal, Lucien Ducastel, André Montagne

Robert Gaillard milite dans les associations de la Déportation dès son retour. Il est membre de l’Amicale d’Auschwitz depuis sa création puis membre de son Conseil d’administration. 

Il est secrétaire départemental de la FNDIRP en 1974, membre du Conseil d’administration de l’Office des Anciens Combattants et Victimes de Guerre de Seine-Maritime, et président du Comité Rouen-Potsdam. 

Devenu veuf, il se remarie en 1982 avec Marie Thérèse.

En 1986, Robert Gaillard est fait Chevalier de l’Ordre national du Mérite.

Pélerinage à Auschwitz, 1987

Moins d’un an avant son décès, il participe au pèlerinage à Auschwitz organisé par l’Association « Mémoire Vive ». Je l’y ai rencontré. Il a complété le questionnaire biographique de la FNDIRP en ma présence.

29 mars 1988

Robert Gaillard est mort le 29 mars 1988.

  • Note 1 : Lucien Ducastel et Robert Gaillard rapportent qu’ont été arrêtés ce même jour André Bréançon (45298), Michel Bouchard (45278), Jean Delattre (agent des PTT, fusillé le 10 mai 1942), Charles Legac (45770), Adrien Gentil (45588), Louis Jouvin (45697) Adrien Fontaine (45546), Ursin Sheid (fusillé le 10 mai 1942, lire le blog de sa famille U.SCHEID son destin), Maurice Voranget (45000 n° inconnu).

Sources 

  • Questionnaire de 1952 rempli et complété en ma présence à Cracovie le 16 mai 1987.
  • Louis Eudier «Notre combat de classe et de patriotes.1934-1945». Pages 98 à 102.
  • Cassette audio enregistrée en mai 1987 au block 11, lors d’un pèlerinage à Auschwitz.
  • Georges Déziré : photo de police. Déziré Georges, Victor – Maitron.
  • Anciens sénateurs IVème République (photo et courte biographie de Germaine Pican)
  • Photos des années 1980, collection Pauline et André Montagne
  • Robert Gaillard à Auschwitz, pèlerinage de 1987, photo Claudine Cardon-Hamet.

Notice biographique rédigée par Claudine Cardon-Hamet en 2000 pour l’exposition de Rouen de l’association « Mémoire Vive » consacrée aux déportés “45000” et “31000” de Seine-Maritime, complétée en 2006, 2012, 2017, 2018 et 2022. Docteur en Histoire, auteur des ouvrages : « Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 », Editions Autrement, 2005 Paris et de «Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000. Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice. Pour la compléter ou corriger, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com

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