Le 8 juillet 1942 à Auschwitz
Jean Hernando

Matricule « 45.659 » à Auschwitz

Jean Hernando : né en 1921 à Thourotte (Oise) ; domicilié à Vitry-sur-Seine (Seine / Val-de-Marne) ; manœuvre dans le bâtiment, polisseur sur métaux ; jeune communiste ; arrêté le 1er mai 1941 ; condamné à 13 mois de prison (Santé, Fresnes), interné aux camps de Voves et de Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz où il meurt le 5 décembre 1942.

Jean Hernando est né le 27 janvier 1921 à Thourotte (Oise) près de Compiègne. Il habite impasse des Vauloyers à Vitry-sur-Seine (Seine / Val-de-Marne) au moment de son arrestation.
Il est le fils d’Eminez Gilda Del Castillo (selon le Musée de la Résistance reprenant les registres du commissariat de Vitry) ou Herménéjilda des Castello, 27 ans et de Luis Hernando, son époux, né le 4 septembre 1888 à Fresno de Cantespino, en Castille-et-León (Espagne).
Son père est cimentier, et ses parents sont venus d’Espagne chercher du travail en France après la guerre de 1914-1918. Après les grandes crues de l’Oise de 1920, Luis Hernando est embauché pour les grands travaux de protection contre les inondations dans la région compiégnoise.
Jean Hernando a deux frères : Louis né le 8 juillet 1919 à Nantes (1), Edmond né le 29 novembre 1924 à Noyelles-sous-Lens, et deux sœurs : Maria-Luisa née le 23 juin 1916 en Espagne, mariée à Georges Beunon (2) et Emilia, Marguerite (dite Margot) née le 18 septembre 1922 à Thourotte. Le 23 avril 1929, leur père Luis Hernando obtient la nationalité française et utilise désormais le prénom de Louis (numéro de décret : 5218-29), ainsi que son épouse et leur fille Maria-Luisa.
La famille quitte l’Oise et vient s’installer au 11, impasse des Vauloyers à Vitry-sur-Seine dans les années 1930-1934, date à laquelle leur père s’inscrit sur les listes électorales de la ville. Sa sœur Maria-Luisa épouse Georges Beunon, le 18 novembre 1933 à Vitry.
Jean Hernando habite dans un passage situé à hauteur du 50, rue du Fort (2ème maison à droite) selon sa fiche de police, à Vitry-sur-Seine (Seine /
Val-de-Marne), au moment de son arrestation. C’est également l’adresse inscrite sur la convocation que reçoit son père le 13 août 1941. Mais en fait le passage, impasse des Vauloyers se situe en face du n°56, rue du Fort.

En 1937 de gauche à droite : Emilia Hernando, Mme Hernando mère,  Georges Beunon, Edmond et son frère Jean  et Maria-Luisa épouse  Beunon

Sur cette  photo datant de 1937, de gauche à droite : Emilia la sœur cadette, Eminez leur mère, Georges Beunon époux de Maria-Luisa, Edmond Hernando le frère cadet (né en 1921), Jean Hernando et Maria-Luisa Beunon, la sœur ainée.
Jean Hernando est célibataire. Il est d’abord manœuvre dans le bâtiment, puis
travaille comme polisseur sur métaux.
Il est membre des Jeunesses communistes. Il est fiché par la police comme membre
des JC du « groupe de la Ferme ».

Le 14 juin 1940 les troupes de la Wehrmacht entrent dans Paris, vidée des deux tiers de sa population. La ville cesse d’être la capitale du pays et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Les troupes allemandes occupent Ivry, Vitry et Villejuif les jours suivants.  L’armistice est signé le 22 juin. Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, abolit la République et s’octroie le lendemain le titre de « chef de l’Etat français ». Il lance la « Révolution nationale » en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).

Dès le début de l’Occupation, il est surveillé par la police. Jean Hernando et son frère Edmond figurent en effet sur le registre  du commissariat de Vitry qui recense sur 126 pages les activités communistes.  Lire l’article du site Le rôle de la police française dans les arrestations des «45000» de Vitry. et  Fiches et registres de la police française dans la répression anticommuniste et la «politique des otages» : l’exemple d’Ivry et Vitry« ,

Le 1er mai 1941, il est arrêté en même temps que son jeune frère Edmond (Louis échappe à l’arrestation du 1er mai 1941, car sa sœur a pu le prévenir que la police perquisitionnait chez eux), pour détention de tracts et brochures communistes dans sa chambre, le même jour que plusieurs autres jeunes communistes de Vitry (Maurice Coulin – dit Loulou -, Maurice Lasserre, Julien Massé, Georges et Marcel Perrine, Georges Pierre). Son jeune frère Edmond est relaxé. Julien Massé est déporté avec lui dans le convoi des 45000, «Loulou» Coulin est déporté en 1944. Le même jour un autre membre des JC de Vitry, Daniel Germa est arrêté au cours d’une manifestation à Paris.

Assignation à comparaître reçue par son père

Sur sa fiche du commissariat de Vitry on peut lire : « Militant inscrit aux Jeunesses communistes. Groupe de la Ferme. Arrêté le 1er mai 1941 pour détention de tracts et brochures communistes. Envoyé au dépôt VD – toujours interné le 26/01/42. Découvrons 3 livres (4) des E.S.I. et du carrefour l’Espagne ensanglantée – Diderot – Histoire de brigands, ainsi qu’une photo de manifestation où se trouve le ménage Beunon-Hernando. Voir fiche Hernando. Jean N° 201. XX dangereux » (le nombre de croix et de traits correspond à la dangerosité présumée, cf article). Et sur celle de son frère : « Edmond. Apprenti électricien. Militant des jeunesses communistes, groupe de la Ferme. Arrêté le 1er Mai 1941 pour détention de tracts dans sa chambre. Relaxé. Enfants Hernando. Louis : 08/07/1910 Nantes demeurant avec Albert Thomas, marié. Jean : voir fiche N° 200. Emilie, Marguerite, 18/09/1922 Thourotte (Oise)  Marie : voir fiche femme Beunon N° 410″.
Jean Hernando est transféré au Dépôt de la préfecture, puis étant inculpé d’infraction au décret-Loi du 26 septembre 1939 (2), il est incarcéré à la Santé le 3 mai 1941.

Dans l’assignation à comparaître reçue par son père (Jean étant mineur) en date du 13 août 1941, il est stipulé que son fils est inculpé pour activité communiste.
Le tribunal de 1ère instance (15ème Chambre au 36 quai des Orfèvres) condamne Jean Hernando à treize mois de prison et cent francs d’amende.
Il est écroué à la Santé. Il est transféré à la maison d’arrêt de Fresnes où il est incarcéré jusqu’à l’expiration de sa peine, prévue le 25 février 1942.
Mais à cette date, il est maintenu en détention en attente de son internement administratif (3) qui est ordonné le 26 mars 1942 par le préfet de Paris, François Bard, et après un temps passé au Dépôt de la Préfecture de Paris, il est interné administrativement au camp de séjour surveillé de Voves (Eure-et-Loir) ouvert le 5 janvier 1942, où il arrive le 16 avril 1942 avec 60 autres prisonniers du Dépôt. Il y reçoit le numéro « 405.107 ».
Lire dans ce site : Le camp de Voves
Dans deux courriers en date des 6 et 9 mai 1942, le chef de la Verwaltungsgruppe de la Feldkommandantur d’Orléans envoie au Préfet de Chartres deux listes d’internés communistes du camp de Voves à transférer au camp d’internement de Compiègne à la demande du commandement militaire en France. Le nom de Jean Hernando est sur la première liste de 50 noms, en compagnie de deux autres ivriots, Maurice Coulin et Julien Massé .
Sur les deux listes d’un total de cent neuf internés, 87 d’entre eux seront déportés à Auschwitz. Le directeur du camp a fait supprimer toutes les permissions de visite « afin d’éviter que les familles assistent au prélèvement des 81 communistes pris en charge par l’armée d’occupation ». La prise en charge par les gendarmes allemands s’est effectuée le 10 mai 1942 à 10 h 30 à la gare de Voves. Il poursuit : « Cette ponction a produit chez les internés présents un gros effet moral, ces derniers ne cachent pas que tôt ou tard ce sera leur tour. Toutefois il est à remarquer qu’ils conservent une énergie et une conviction extraordinaire en ce sens que demain la victoire sera pour eux ». Il indique que « ceux qui restèrent se mirent à chanter la «Marseillaise» et la reprirent à trois reprises ». Le directeur du camp a fait supprimer auparavant toutes les permissions de visite « afin d’éviter que les familles assistent au prélèvement des 81 communistes pris en charge par l’armée d’occupation ». Sur les deux listes d’un total de cent neuf internés, arrivés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Frontstalag  122)  les  10  mai et  22  juin  1942,  87 d’entre  eux seront déportés à Auschwitz.

Le 12 mai 1942, Angel Martin, jeune communiste vitriot écrit à sa famille : « on a fait une équipe de basket avec le fils de Louis du Fort, Daniel et Emile, et çà marche bien, ils ont la forme et moi aussi (le fils de Louis est Jean Hernando, un voisin et ami, et Daniel sans doute Daniel Germa, le seul des vitriots du convoi à avoir ce prénom… et par ailleurs très grand, un atout au Basket).
Lire dans ce site : La solidarité au camp allemand de Compiègne et Le « Comité » du camp des politiques à Compiègne .
Depuis ce camp administré par la Wehrmacht, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, on lira les deux articles du site qui exposent les raisons des internements, des fusillades et de la déportation : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages». Le 6 juillet, à six heures du matin, il est conduit sous escorte allemande à la gare de Compiègne avec ses camarades, puis entassé dans un des wagons de marchandises qui forment son convoi. Le train s’ébranle à 9 heures trente.

6 juillet 1942, lettre de Daniel Germa, où il parle de Jean

Le 6 juillet 1942, jour où le train les emmène vers Auschwitz, son camarade Daniel Germa laisse tomber sur le ballast une lettre adressée à sa mère, dans laquelle il parle de Jean (« Je suis parti de Compiègne ce matin, avec Jean » et plus loin «Je crois que nous partons vers l’Allemagne. Il ne faudra donc pas t’en faire si tu ne reçois pas de nouvelles, car ce sera certainement long. Tu préviendras la mère de Jean ». Celui-ci signe la lettre, à droite de la signature de Daniel Germa. Il ne peut s’agir que de Jean Hernando, qui est un jeune communiste, comme Daniel Germa, et qui est le seul à porter le prénom de Jean parmi les vitriots (on sait qu’au moment du départ les déportés ont souvent pu se regrouper par baraques et par villes).

Depuis le camp de Compiègne, Jean Hernando est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942.

Cf Article du site : Les wagons de la Déportation. 

Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante  « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942. Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942. Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45157 » et « 46326 », d’où le nom de « convoi des 45000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité. Lire dans le site : Le KL Auschwitz-Birkenau.

Immatriculation le 8 juillet 1942

Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro «45659» : Selon Roger Arnould, la photo d’immatriculation portant ce numéro a été identifiée par cinq personnes lors de la séance d’identification de 122 «45.000» le 30 avril 1948 par les rescapés et familles des déportés du convoi, à partir des photos d’immatriculation de près de 500 de leurs camarades reçues de Pologne (Le Patriote Résistant N°20).
Et la comparaison avec sa photo tout jeune homme ne laisse aucun doute.

Jean Hernando meurt à Auschwitz le 5 décembre 1942 d’après le certificat de décès établi au
camp d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz Tome 2 page 443). La mention Mort en déportation est apposée sur son acte de décès (arrêté du 1er juin 1994 novembre 1994 paru au Journal Officiel du 16 juillet 1994). Cet arrêté qui corrige le précédent qui indiquait 6 juillet 1942 à Compiègne) mentionne néanmoins une date erronée : décédé le 11 juillet 1942 à Auschwitz. Il serait souhaitable que le ministère prenne désormais en compte par un nouvel arrêté la date portée sur son certificat de décès de l’état civil de la municipalité d’Auschwitz, accessible depuis 1995 (Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau).

Attestation du liquidateur national du Front national pour la Libération de la France, Marcel Mugnier, 16 janvier 1950.

Lire dans le site l’article expliquant les différences de dates entre celles
inscrites dans les «Death books» et celle portée sur l’acte décès de l’état civil français) Les
dates de décès des « 45000 » à Auschwitz
.

Carte de Déporté politique

Il a été déclaré « Mort pour la France». Le titre de «Déporté politique» lui a été attribué
(carte n° 1101 16948). La carte est au nom de son père.

Il est homologué au grade de soldat au titre de la Résistance intérieure française le 7 décembre 1949 (JO du 18 décembre 1949).

Plaque commémorative (1994)

Son nom est honoré sur la plaque située place des martyrs de la Déportation à Vitry, inaugurée à l’occasion du 50èmeanniversaire de la déportation : 6 juillet 1942, premier convoi de déportés résistants pour Auschwitz – 1175 déportés dont 1000 otages communistes – Parmi eux 14 Vitriots.
Son nom est également gravé sur le monument situé place des Martyrs de la Déportation à
Vitry : A la mémoire des Vitriotes et des Vitriots exterminés dans les camps nazis.

À l’initiative de Robert Vigreux, conseiller municipal, puis de Jeanine Horner, habitante du quartier du Fort, le Comité du souvenir du Fort a été créé en 1962. Ils ont lancé une souscription afin que soit réalisée une plaque à la mémoire de sept résistants du quartier, morts dans la lutte contre l’occupant nazi (Jean Bécot, Georges Beunon, Daniel Germa, Jean Hernando, Jules Lacombe, Roger Mauger et Léon Moneger).

  • Note 1Louis Hernando est volontaire dans les Brigades internationales en Espagne (Louis Hernando, né le 8 juillet 1919 à Nantes, figure sur la liste des volontaires (n° 43) rapatriés le 19 novembre 1938. Il déclare se rendre à Vitry-sur-Seine. Sources RGASPI (Moscou, F. 545 Op.2 D. 290).
  • Note 2 : Georges Beunon, né le 15 février 1909 à Colombes, habite avec son épouse Maria-Luisa au 2 bis rue Germain Defresnes. Ils ont un enfant. « Militant » selon la fiche du commissariat de police de Vitry (actualisée le 6 juillet 1942), il a été interné au Centre de séjour
    surveillé du Fort Barraux. Il est relaxé le 26 juin 1942. Il part en province d’après la police. Il s’engage dans les FTPF à Montluçon. Arrêté le 5 mai 1943, il est jugé à Lyon en février 1944. Il est déporté le 15 mai 1944 à Neuengamme, où il meurt le 30 janvier 1945. Maria-Luisa est également fichée par le commissariat de Vitry.
  • Note 3 : A la suite de la signature du pacte germano-soviétique le 23 août, le président du Conseil Daladier signe le 26 août 1939 un décret interdisant de parution du journal L’Humanité. Le 26 septembre 1939, Daladier signe un décret-loi prononçant la dissolution du Parti communiste. Le 18 novembre 1939, un nouveau décret-Loi Daladier prévoit l’extension des mesures d’internement prises à l’encontre des individus dangereux pour la défense nationale et la sécurité publique sur décision du préfet. Classée «secret», la circulaire n°12 du 14 décembre 1939, signée Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur, fixe les conditions d’application du décret du 18 novembre 1939 (décret Daladier) qui donne aux
    préfets le pouvoir de décider l’éloignement et, en cas de nécessité, l’assignation à résidence dans un centre de séjour surveillé, des individus dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique. Pendant l’Occupation, le gouvernement du maréchal Pétain poursuit et aggrave la lutte anticommuniste dans le cadre du décret Daladier. La circulaire de Peyrouton, ministre de l’Intérieur, le 19 novembre 1940 permet d’élargir l’internement administratif : la découverte de tracts extrémistes sur le territoire d’une commune entraînera l’internement administratif des militants communistes notoirement connus, à moins qu’ils ne soient déjà poursuivis judiciairement en vertu d’une procédure dument engagée. (AN FIA-3678). Lire l’article très documenté et illustré sur le blog de Jacky Tronel (Histoire pénitentiaire et justice militaire) : Circulaire d’application du décret-loi du 18 novembre 1939.
  • Note 4 : Il s’agit de L’Espagne ensanglantée d’Arthur Koestler, Ed. du Carrefour 1937. Diderot de I.K. Lupoll, aux Editions sociales internationales, ESI, 1936. Histoires de Brigands, de Louis Guilloux.

Sources

  • Documents et témoignages de Madame Maucuit, sœur de Jean Hernando, confiés à José Martin et transmis à Roger Arnould en 1973 (assignation à comparaître, certificat d’appartenance à la R.I.F (3 mai 1949), attestation Front National (16 janvier 1950), carte de Déporté politique).
  • Témoignage de Mme Aulnette, sœur de Daniel Germa.
  • Rencontre avec José Martin (1987).
  • Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres (incomplets) des certificats de décès destinés à l’état civil de la ville d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
  • Sa photographie d’immatriculation à Auschwitz a été identifiée par des rescapés lors de la réunion organisée par l’Amicale d’Auschwitz le 10 avril 1948 (bulletin « Après Auschwitz« , n°20 de mars-avril 1948).
  • Archives départementales du Val-de-Marne, maison d’arrêt de Fresnes.
  • Stéphane Fourmas, Le centre de séjour surveillé de Voves (Eure-et-Loir) janvier 1942 – mai 1944, mémoire de maîtrise, Paris-I (Panthéon-Sorbonne), 1998-1999.
  • La Résistance à Vitry, brochure édité peu de temps après la Libération par la municipalité, sans date.
  • De l’occupation à la Libération, témoignages et documents, brochure éditée par la Ville de Vitry-sur-Seine, pour le 50ème anniversaire de la Libération, Paillard éd. 1994.
  •  © Site Internet Mémorial-GenWeb.
  • © Site Internet Légifrance.gouv.fr
  • © Archives en ligne du Val de Marne.
  • © Registre de police du commissariat de Vitry. Musée de la Résistance Nationale : mes remerciements à Céline Heytens.
  • Photo d’immatriculation à Auschwitz : Musée d’état Auschwitz-Birkenau / collection André Montagne.

Notice biographique rédigée rédigée en 2003 (complétée en 2012, 2016, 2017, 2020 et 2022, par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : «Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942 » Editions Autrement, 2005 Paris et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000», éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées du site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice biographique. Pour la compléter ou la corriger, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com

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