Ernest Clément, le 8 juillet 1942 à Auschwitz

Matricule « 45.373 » à Auschwitz

Clément Ernest : né en 1902 à Cerdon (Loiret) ; domicilié à Villeneuve-Saint-Georges (Seine, Val-de-Marne) ; cheminot, chef de train ; militant syndicaliste et communiste ; arrêté en décembre 1939, non lieu, libéré le 14 mars 1940 ; arrêté le 14 octobre 1940 ; interné aux camps d’Aincourt et de Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz où il meurt le le 19 février 1943.

Ernest Clément est né le 13 février 1902 à Cerdon (Loiret). Au moment de son arrestation, Ernest Clément est domicilié au 18, rue Villebois-Mareuil à Villeneuve-Saint-Georges (Seine-et-Oise / Val-de-Marne). Il est le fils de Marie, Louise Mercier, 21 ans, couturière et de Jean, Ernest Clément, 24 ans, domestique son époux. Il a un frère cadet, Eugène Clément (né lui aussi à Cerdon, le 11 mai 1903) qui sera déporté avec lui à Auschwitz. Mais également 7 autres sœurs et frères (Marie, Marius, Madeleine, Maxime, Marceline, Mariette et Marc).

18, rue Villebois-Mareuil

Ernest Clément épouse Simone, Raymonde Massé le 28 juillet 1923 à Gien. Elle est née le 21 avril 1902 à Cerdon. Elle est la sœur cadette de Marie Massé, l’épouse de son frère cadet Eugène.
Le couple a deux enfants, Hubert, Maurice (né le 14 septembre 1929 à Cerdon et Guy (né en 1935 à Villeneuve-Saint-Georges). Hubert est cheminot, communiste comme son père et son oncle, on peut lire sa notice biographique dans le Maitron à Maurice Clément). Le couple quitte le Loiret et s’établit en région parisienne entre 1926 et 1931 (ils sont recensés à cette date au 18, rue Villebois-Mareuil à Villeneuve-Saint-Georges) .
Cheminot, Ernest Clément est chef de train à la gare de Lyon (PLM), à Paris (12ème) au moment de son arrestation (numéro matricule SNCF « 43.622 »).

Journal clandestin des cheminots communistes de Villeneuve St Georges

Ernest Clément est adhérent au syndicat CGT des cheminots (son cadet Eugène également). Ils sont membres du Parti communiste.
Cheminot, il est « affecté spécial » sur son lieu de travail lors de la déclaration
de guerre.
Il est arrêté une première fois « en décembre 1939 sur le trajet de son domicile à son travail à Villeneuve Saint-Georges » (témoignage de son fils Hubert, Maurice Clément). Son frère Eugène est également arrêté.
Les deux frères sont écroués à la Maison d’arrêt de la Santé en attente de la décision du juge d’instruction militaire.
L’ouvrage de Jean-Marie Castel et Raymond Juret, deux anciens résistants « Les Villeneuvois et les Villeneuvoises sous l’occupation » (Op.cité), apporte
de nombreuses informations sur la période de décembre 1939 à février 1940, dans un paragraphe intitulé « La longue route tragique des deux frères Clément ». Citation :  « La cause de leur arrestation : « reconstitution du Parti communiste dissous ». Leurs cartes de circulation du chemin de fer leur sont enlevées le 5 janvier 1940, et ils sont prévenus par la direction de la SNCF qu’ils sont suspendus sans traitement en date du 27 décembre 1940. Le jeudi 18 janvier 1940, ils reçoivent une note les prévenant que leur suspension était changée en « absence illégale » (1). Le dimanche 23 février 1940, Ernest reçoit la visite de son avocat Maître (Marcel) Létrange, qui lui annonce que le juge d’instruction a prononcé un non-lieu. Les autorités françaises le sortent de la Santé, pour l’interner au camp d’Aincourt. Son frère Eugène va, lui aussi prendre le même chemin ».

Ces deux dernières phrases sont cependant erronées dans le temps : En effet selon le témoignage manuscrit d’Hubert Clément, son père et son
oncle sont libérés à la suite du non-lieu (avant l’arrivée des allemands m’a-t-il dit au cours d’une conversation téléphonique). Et toujours d’après lui, son père est convoqué au commissariat de Villeneuve Saint-Georges à l’été 1940, après l’arrivée des Allemands. Cette libération et le témoignage d’Hubert Clément sont d’ailleurs corroborés par les fiches des deux frères que j’ai consultées au DAVCC : elles portent une unique date d’arrestation, le 13 octobre 1940 pour Eugène et le 14 octobre pour Ernest.
Annie Pennetier, dans sa notice du Maitron, 2016 précise d’ailleurs : « Bénéficiant d’un non lieu prononcé le 23 janvier 1940, libéré le 14 mars, le commissaire de police de Villeneuve-Saint-Georges demanda une mesure d’internement dans un centre de séjour surveillé. Il fut alors mobilisé comme soldat GI n°2, 41ème compagnie. Son unité fit l’objet d’une proposition de citation à l’ordre de l’armée au motif : « a, par sa résistance sur la Loire les 16 et 17 juin 1940, permis à l’Armée de Paris de se replier par les fronts de Beaugency et de Huides ». Ernest Clément, démobilisé à Seyches (Lot-et-Garonne) le 19 juillet, de retour chez lui le 23 juillet, reprit aussitôt son travail à la SNCF ».

Dès le 13 juin 1940, Villeneuve-Saint-Georges est bombardée. Le 14 juin 1940 les troupes de la Wehrmacht entrent dans Paris, vidée des deux tiers de sa population. La ville cesse d’être la capitale du pays et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Les troupes allemandes occupent toute la banlieue parisienne et les départements voisins les jours suivants.  L’armistice est signé le 22 juin. Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, abolit la République et s’octroie le lendemain le titre de « chef de l’Etat français ». Il lance la « Révolution nationale » en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).

Les deux frères Clément sont à nouveau arrêtés en octobre 1940 (le 14 octobre pour Ernest). Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre de la grande rafle organisée, avec l’accord de l’occupant, par le gouvernement de Pétain à l’encontre des principaux responsables communistes d’avant-guerre de la région parisienne à partir du 5 octobre 1940 : les militants parisiens sont regroupé au Stade Jean Bouin et sont emmenés par cars à Aincourt. Le préfet de Seine-et-Oise, Marc Chevallier, exécute une rafle identique à celle de Paris dans son département. Au total, plus de 300 militants communistes, syndicalistes ou d’organisations dites «d’avant-garde», sont envoyés à Aincourt à partir du 5 octobre 1940. Lire dans
le site : Le camp d’Aincourt.

Le camp d’Aincourt

En application de la loi du 3 septembre 1940, le préfet Seine-et-Oise fait
interner administrativement, sans jugement, Ernest Clément (2) au CSS d’Aincourt.
Nouvelle citation de « Les Villeneuvois et les Villeneuvoises sous l’occupation »
à Aincourt : « Ernest écrit à son épouse le 10 novembre : « Il est arrivé plus de soixante copains dont un Villeneuvois, Henri Jevaudan, employé communal. Nous sommes plus de cinq cents». Il s’inquiète, il s’informe si ses enfants ont été vaccinés contre la diphtérie. « Ce soir je vais coucher avec vous trois à côté de moi. Marcel (son frère) m’a fait un cadre dans lequel j’ai mis une photo
de vous
 ».

Le 27 juin 1941, il est transféré à la demande des autorités allemandes avec 87 autres internés d’Aincourt au camp allemand de Royallieu à Compiègne, le Frontstalag 122 (Mémoire de maîtrise d’Emilie Bouin) via l’hôtel Matignon. Ils ont tous été désignés par le directeur du camp
avec l’aval du préfet de Seine-et-Oise. A cette même date arrivent à Compiègne des centaines de communistes arrêtés à partir du 22 juin 1941, jour de l’attaque hitlérienne contre l’Union soviétique.
Sous le nom «d’Aktion Theoderich», les Allemands ont arrêté plus de mille communistes dans la zone occupée, avec l’aide de la police française. Ils sont envoyés, à partir du 27 juin 1941, au camp allemand de Royallieu à Compiègne administré par la Wehrmacht, qui devient alors le camp des « ennemis actifs du Reich ».  A Compiègne, Ernest Clément est vaguemestre (distribue le courrier) selon le témoignage d’Eugène Garnier.  Le 5 mai 1942, le préfet de Seine-et-Oise transmet à la Feldkommandantur de Saint-Cloud (FK 738) une liste de noms d’ex
internés d’Aincourt qui ont fait des demandes de libération et pour lesquels il donne un avis défavorable. Parmi eux les deux frères Clément.

Lire dans ce site : La solidarité au camp allemand de Compiègne et Le « Comité » du camp des politiques à Compiègne .
Depuis ce camp administré par la Wehrmacht, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, on lira les deux articles du site qui exposent les raisons des internements, des fusillades et de la déportation : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages». Le 6 juillet, à six heures du matin, il est conduit sous escorte allemande à la gare de Compiègne avec ses camarades, puis entassé dans un des wagons de marchandises qui forment son convoi. Le train s’ébranle à 9 heures trente.

Depuis le camp de Compiègne, Ernest Clément est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942.

Cf Article du site : Les wagons de la Déportation. 

Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante  « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942. Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942. Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45157 » et « 46326 », d’où le nom de « convoi des 45000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité. Lire dans le site : Le KL Auschwitz-Birkenau.

Ernest Clément, immatriculation à Auschwitz

Ernest Clément est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro matricule «45573» selon la liste par matricules du convoi établie en 1974 par les historiens polonais du Musée d’Etat d’Auschwitz.

Sa photo d’immatriculation (2) à Auschwitz a été retrouvée parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz.

Lire dans le site le récit de leur premier jour à Auschwitz : L’arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, « visite médicale ».  Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks. Lire dans le site, La journée-type d’un déporté d’Auschwitz.  Les autres, comme les frères Clément, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la
construction des Blocks. Son frère Eugène meurt le 15 août 1942.

Ernest Clément meurt à Auschwitz le 19 février 1943 d’après le certificat de décès établi au camp d’Auschwitz (in Death Books from
Auschwitz
Tome 2 page 180 et le site internet © Mémorial et Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau) où il est mentionné avec ses dates, lieux de naissance et de décès, avec l’indication « Katolisch » (catholique). Ce certificat porte comme cause du décès «Lungenentzündung» (pneumonie). L’historienne polonaise Héléna Kubica a révélé comment les médecins du camp signaient en blanc des piles de certificats de décès avec «l’historique médicale et les causes fictives du décès de déportés tués par injection létale de phénol ou dans les chambres à gaz». Lire dans le site :Des causes de décès fictives.

Dessin de Franz Reisz, 1946

Dans une lettre adressée le 25 juillet 1945 à la veuve de Paul Faurie, Eugène Garniera raconté les conditions dans lesquelles Paul Faurie, Roger Bonnifet et Ernest Clément ont été tous les trois pris dans une « sélection », destinés à passer à la chambre à gaz.

Lettre d’Eugène Garnier à propos de la mort de trois de ses camarades, dont Ernest Clément

Extrait (…) Ils ont été emmenés en camion et tous trois chantaient de toutes leurs forces la Marseillaise. Cet événement a fait beaucoup de bruit dans le camp de Birkenau où il eut lieu, aussi bien que dans le camp (principal) d’Auschwitz où les SS eux-mêmes furent ébranlés par l’héroïsme de nos camarades. D’ailleurs, quand nous avons été libérés par l’Armée rouge, nous avons fait (André Faudry de Saint-Maur et moi) un rapport la Commission d’enquête soviétique dans lequel nous avons cité cet événement. Eugène Garnier situe ce départ pour la chambre à gaz vers février 1943.
On trouve la date de décès d’Ernest Clément à la date du 19 février 1943 dans les livres des morts d’Auschwitz conservés au Musée d’Auschwitz.

Un arrêté ministériel du 28 août 2012 paru au Journal Officiel du 14 octobre 20012
porte apposition de la mention «Mort en déportation» sur ses actes et jugements déclaratifs de décès. Cet arrêté qui corrige le précédent qui indiquait « mort le 3 juillet 1942 » porte encore une date erronée « décédé le 10 juillet 1942 à Auschwitz », soient les 5 jours prévus par les textes en cas d’incertitude quant à la date réelle de décès à Auschwitz. Il serait souhaitable que le ministère prenne désormais en compte par un nouvel arrêté la date portée sur son certificat de décès de l’état civil d’Auschwitz, accessible depuis 1995 (Death Books from
Auschwitz
, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau). Lire dans le Site l’article
expliquant les différences de dates entre celle inscrite dans les «Death books» et celle portée sur l’acte de décès de l’état civil français) Les dates de décès
des « 45000 » à Auschwitz

Ancienne plaque in  © Rail et Mémoire

Ernest Clément est déclaré « mort pour la France » et homologué « Déporté politique » le 17 décembre 1955.

Nouvelle plaque de rue

Une rue de Villeneuve-Saint-Georges, située le long de la voie ferrée, porte le nom des frères Clément.

Ernest Clément est homologué comme Résistant, au titre de la Résistance Intérieure Française (RIF) comme appartenant à l’un des cinq mouvements de Résistance (FFC, FFI, RIF, DIR, FFL). Cf. service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 132990.

Stèle SNCF, Gare de Lyon

Le nom des deux frères Clément est également honoré sur le monument aux morts de leur commune de naissance, à Cerdon : « morts pour la France en déportation« .

  • Note 1 :On retrouve cette
    formulation ubuesque – mais qui permet la radiation – aussi bien à la SNCF qu’à la STCRP (future RATP), pour des agents dont les directions savent pertinemment qu’ils ont été arrêtés pour motifs politiques et ne peuvent donc pas sde rendre à leur travail !
  • Note 2 : « L’internement administratif » a été institutionnalisé par le décret du 18 novembre 1939, qui donne aux préfets le pouvoir de décider l’éloignement et, en cas de nécessité, l’assignation à résidence dans un centre de séjour surveillé, « des individus dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique ». Ces camps étaient désignés Centres de séjour surveillés, mais aussi Centres d’internement administratif ou Camps de concentration. Ce décret est repris sous forme de loi par le gouvernement de Vichy, fin 1940. La loi du 3 septembre 1940 proroge
    le décret du 18 novembre 1939 et reprend ses termes exacts concernant
    l’internement administratif de « tous individus dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique« . Les premiers visés sont les communistes.
  • Note 3 :524 photos d’immatriculation des « 45.000 » à Auschwitz ont été retrouvées parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation du camp d’Auschwitz. A la Libération elles ont été conservées dans les archives du musée d’Etat d’Auschwitz. Des tirages de ces photos ont été remis par Kazimierz Smolen (ancien détenu dans les bureaux du camp d’Auschwitz, puis directeur du Musée d’Etat d’Auschwitz) à André Montagne, alors vice-président de l’Amicale d’Auschwitz, qui me les a confiés.

Sources

  • Questionnaire biographique (contribution à l’histoire de la déportation du convoi du 6 juillet 1942), envoyé aux mairies, associations et familles au début de mes recherches, en 1987, rempli par son fils Hubert, Maurice Clément en 1991.
  • Archives en ligne de Cerdon (Loiret).
  • Jean-Marie Castel et Raymond Juret, Les Villeneuvois et les Villeneuvoises sous l’occupation, 1940-1944, Desbouis Grésil – imprimeur, 10,12 rue Mercure à Montgeron (91), décembre 1990, pages 152 à 154 « La longue route tragique des deux frères Clément ».
  • Archives départementales du Val-de-Marne.
  • Site Mémorial Genweb.
  • Le Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier, CD-Rom édition 1997. Edition informatique 2014, notice Annie Pennetier.
  • Fichier national de la Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains (DAVCC ex BAVCC), Ministère de la Défense, Caen. Fiche individuelle consultée en octobre 1993.
  • Mémoire de maîtrise d’Histoire sur Aincourt d’Emilie Bouin, juin 2003. Premier camp d’internement des communistes en zone occupée. dir. C. Laporte. Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines / UFR des Sciences sociales et des Humanités.
  • Archives de la police / BA 2374
  • Liste des 88 internés d’Aincourt (tous de l’ancien département de Seine-et-Oise) remis le 27 juin 1941 à la disposition des autorités d’occupation
  • Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère de la Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp.
  • Death Books from Auschwitz(registres des morts d’Auschwitz), Musée d’Étatd’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres (incomplets) des certificats de décès établis au camp d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
  • Helena Kubica : “Methods and types of treatment”, p. 318 in “Auschwitz 1940-1945”, tome 2.Musée d’état d’Auschwitz-Birkenau 2000.
  • © Le CSS d’Aincourt, in blog de Roger Colombier.
  • Plaques, in ©  Rail et Mémoire et © Google Street Wiew.
  • Plaque commémorative gare de Lyon, ©  Genweb.
  • Montage photo du camp de Compiègne à partir des documents du Mémorial © Pierre Cardon
  • Photo d’immatriculation à Auschwitz : Musée d’état Auschwitz-Birkenau /© collection André Montagne.
  • © Dessin de Franz Reisz, in « Témoignages sur Auschwitz », ouvrage édité par l’Amicale des déportés d’Auschwitz (1946).
  • Plaque Gare de Lyon, © André Barthélémy pour Rail et Mémoire.

Notice biographique rédigée en 2003, installée en 2012 mise à jour en 2015, 2020 et 2022, par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : «Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942 » Editions Autrement, 2005 Paris et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000», éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées du site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice biographique. Pour la compléter ou la corriger, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com

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