Matricule « 45 339 » à Auschwitz


Louis Castel : né en 1902 à Lézignan-Corbières (Aude) ; domicilié à Gennevilliers (Seine) ; ouvrier d'entretien, puis employé municipal ; maire-adjoint communiste ; arrêté le 3 décembre 1940, condamné à 18 mois de prison (Santé, Fresnes, Melun), interné aux camps de Voves et de Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz, où il meurt le 11 août 1942.
En cliquant sur le lien ci dessous, lire l’hommage (restitué à partir de ses notes manuscrites) prononcé le 21 septembre 1947 par Waldeck L’Huillier, maire de Gennevilliers, lors de l’inauguration de la rue Louis Castel : Hommage à Louis Castel

Louis Castel est né le 8 février 1902 à Lézignan-Corbières (Aude).
Louis Castel est domicilié 5, rue Dupressoir à Gennevilliers au moment de son arrestation.
Il est le fils de Jeanne Castel, 21 ans, célibataire, domiciliée rue Courbet à Lézignan. Il est adopté par Jean Coste le 18 juin 1924, « petit militant dans son village natal » (hommage de Waldeck L’huillier).
Jeune, il travaille la terre.
Louis Castel adhère au Parti communiste en 1921 et à 20 ans il est secrétaire de la cellule de son village.
Il effectue son service militaire en 1922.
A son arrivée dans la région parisienne, en 1925, il est embauché à l’usine Citroën de Clichy.
Louis Castel est adhérent au Syndicat CGTU des Métallurgistes.
Il devient rapidement chef de l’équipe de l’entretien, mais il est licencié en 1926 à la suite d’une grève.
Louis Castel devient alors employé municipal à Clichy (fossoyeur puis jardinier à l’ancien cimetière, rue Chance-Milly, du 1er janvier 1928 au 28 mai 1934).
Membre du Parti communiste dès 1921, il exerce des responsabilités à la Section de Gennevilliers et, en 1930, au Comité de la « Région de la banlieue-Ouest ».
La France traverse en 1926 une crise monétaire et budgétaire sans précédent. Le président du Conseil Raymond Poincaré, met en place un plan de rigueur financière drastique. Le 3 août 1926, la Chambre des députés adopte un projet de loi de réforme fiscale prévoyant une hausse massive des impôts de 11,5 milliards de francs. Les organisations de fonctionnaires se mobilisent dès le 4 août contre ces mesures de rigueur qui amputent leur pouvoir d’achat. La tension est forte aux abords du Palais Bourbon, et la police procède à de multiples arrestations parmi les manifestants et les militants syndicaux . Louis Castel est interpellé pour vérification d’identité lors de cette manifestation.
Le 14 novembre 1927, il est arrêté pour distribution d’une feuille (journal) éditée par la cellule du Parti communiste, dont le secrétaire était A. Lacheux. Ces tracts étaient intitulés « Le Réveil de la Société mécanique de Clichy ».
Le 9 février 1930, lors de la conférence régionale tenue rue Mathurin-Moreau à Paris, il est élu membre du comité régional du PC. Il est alors domicilié 18 avenue Maurouard à Livry-Gargan (Seine-et-Oise).
« Louis Castel, fut candidat du Parti communiste aux élections législatives du 1er mai 1932 dans la circonscription de Saint-Affrique (Aveyron). Sur 13 675 inscrits, il obtint 11 voix soit 0,08 % des suffrages. Il était, en 1932, courant de faire présenter des militants parisiens, originaires de la région, lorsque les candidats locaux manquaient » (Le Maitron).
Il est inscrit sur les listes électorales de Gennevilliers : en 1935, il y habite au 15, rue Augustine Guignedoux.

A la suite d’élections partielles, Louis Castel est élu sur la liste de Jean Grandel en novembre 1934 ((adjoint au maire) et réélu le 5 mai 1935. « Au printemps 1935, le sous-rayon communiste de Gennevilliers avait envisagé sa candidature à une élection cantonale, suite au décès d’Homère Robert, maire de Villeneuve-la-Garenne, mais la direction du PCF lui préféra Jean Grandel « (Le Maitron).
En 1936, il habite au 15, rue Augustine Guignedoux avec Sophie Devos (une russe née en 1903, naturalisée) qui travaille à Clichy-la-Garenne comme dactylo chez Sadonna.
En 1936, il est l’un des dirigeants des grèves qui mobilisent 25 000 ouvriers de Gennevilliers.
Louis Castel est mobilisé en septembre 1939 à la déclaration de guerre. Il est sergent, apprécié par son capitaine qui le considère comme son meilleur sous-officier… et par les soldats « Ce n’est pas celui-là qui nous cassera les oreilles, mais pour lui, on ferait n’importe quoi« .
A la suite de l’interdiction du Parti communiste le 26 septembre 1939, le « Conseil de Préfecture » le déchoit de son mandat électoral le 9 février 1940 « pour appartenance au Parti communiste« .
Le vendredi 14 juin 1940, les troupes de la Wehrmacht entrent dans Paris, vidée des deux tiers de sa population. La ville cesse d’être la capitale du pays et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Toute la banlieue parisienne est occupée les jours suivants. Un premier détachement allemand occupe la mairie de Nanterre et l’état-major s’y installe. La nuit du 14 au 15 juin, de nombreuses troupes allemandes arrivent à Nanterre et Colombes.Le 22 juin, l’armistice est signé. Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, s’octroie le lendemain le titre de « chef de l’Etat français » et lance la « révolution nationale » en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).
Louis Castel reprend ses activités militantes dès sa démobilisation (entre août et septembre 1940).
Louiis Castel est arrêté à Malakoff le 3 décembre 1940, chez sa compagne Sophie Devos, par la police française, au 27, rue de Verdun.
Son arrestation fait suite à celle de plusieurs responsables syndicaux. Elle est effectuée par la BS1 des RG (Brigade spéciale des Renseignements Généraux) avec la collaboration du commissariat de police de Puteaux.
Lire dans le site La Brigade Spéciale des Renseignements généraux.
Lors de son arrestation, il est « trouvé porteur de deux tracts de “L’Humanité”, de cinq livres d’adresses dont plusieurs correspondaient à d’anciens sympathisants communistes, d’une lettre relative à l’organisation du Parti communiste et de plusieurs tickets de métro portant des indications de rendez-vous qu’il [essaie] de dissimuler ». Il déclare aux policiers qu’il était chargé de remettre en place une propagande uniquement syndicale.
Le registre de la BS en date du 6 décembre 1940 indique : « Porteur de documents clandestins. A été mis en rapport avec 3 individus dont il ignore l’identité, en vue de la reprise de l’activité clandestine« .

Le 11 février 1941, la 12è Chambre correctionnelle le condamne à 18 mois de prison pour « infraction aux décrets du 26 septembre 1939 » interdisant le Parti communiste. Emprisonné à la Santé, puis à Fresnes et enfin à la maison centrale de Melun, il n’est pas libéré à l’expiration de sa peine.
Par arrête du Préfet, il est interné administrativement au camp de Voves où il apprend l’espagnol (« il se délecte à la lecture de Cervantès« ) et fait des mathématiques supérieures.
Lire dans le site : Le camp de Voves
Le 10 mai 1942 – à la demande des autorités allemandes -, il est transféré au camp de allemand de Compiègne (le Frontstalag 122) en vue de sa déportation comme otage (il y reçoit le numéro matricule n°15153).
Depuis ce camp administré par la Wehrmacht, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, on lira les deux articles du site qui exposent les raisons des internements, des fusillades et de la déportation : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages».
Depuis le camp de Compiègne, Louis Castel est déporté à Auschwitz le 6 juillet 1942. A six heures du matin, ce 6 juillet, il est conduit sous escorte allemande à la gare de Compiègne avec ses camarades, puis entassé comme eux dans un des wagons de marchandises qui forment son convoi. « Les soldats comptent les hommes par cinquante et les poussent vers les wagons. (…). Les déportés se retrouvent à quarante-cinq, cinquante, soixante ou plus, dans les wagons de marchandises qui, pour avoir servi au transport des troupes, portent encore l’inscription : 40 hommes – 8 chevaux en long. Des wagons sales, au plancher recouvert par deux à trois centimètres de poussière de ciment ou de terre, avec, pour seule ouverture, une petite lucarne grillagée ou bardée de barbelés, près de laquelle les plus souples réussissent à se glisser. Au centre, un gros bidon ayant contenu du carbure dont l’odeur déjà les incommode ». In « Triangles rouges à Auschwitz » prologue, p.11.
Le train s’ébranle à 9 heures trente.

Cf Article du site : Les wagons de la Déportation.
Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 « otages communistes » – jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d’avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants – de cinquante « otages juifs » et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks, responsables aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le Parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.
Lire dans le site le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942.
Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l’arrivée du train en gare d’Auschwitz le 8 juillet 1942. Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d’Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45 157 » et « 46 326 », d’où le nom de « convoi des 45 000 », sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule – qu’il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS – sera désormais sa seule identité.
Lire dans le site : Le KL Auschwitz-Birkenau.

Louis Castel est immatriculé à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le n° matricule « 45 339 ». Sa photo d’immatriculation à Auschwitz (1) a été retrouvée parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz.
Lire dans le site le récit de leur premier jour à Auschwitz : L’arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, « visite médicale ».
Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau (Brzezinka), situé à 4 km du camp principal.
Le 13 juillet il est interrogé sur sa religion (il se déclare athées (Glaubenslos) et sa profession.
Les archives du Musée d’Auschwitz (2026) indiquent qu’il a déclaré la profession de « jardinier », traduction par Google en français à partir du polonais, in site Internet du Musée d’Auschwitz. Son nom y figure sur une fiche avec sa photo, son matricule, sa date et son lieu de naissance, ainsi que sa date de décès au camp.
Les déportés qui ont déclaré une profession dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont être ramenés au camp principal, Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi). Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.
Il est ramené à Auschwitz I. Nous savons en effet qu’il est admis au « Revier » ‘(« hôpital ») du camp principal, au Block 28.
Lire dans le site à propos des Blocks 20 et 28 : Le Block 20 à Auschwitz : « L’Hôpital des maladies contagieuses ».

Louis Castel meurt à Auschwitz, le 11 août 1942, selon les registres du camp.
Lire dans le présent site l’article : 80 % des « 45 000 » meurent dans les six premiers mois
Dans les années d’après-guerre, l’état civil français, n’ayant pas eu accès aux archives d’Auschwitz emportées par les armées soviétiques, fixe la date de son décès au 15 septembre sur la base des déclarations de deux de ses compagnons de déportation.
Le titre de « Déporté politique » lui a été attribué.
Louis Castel est homologué (GR 16 P 110963) au titre de la Résistance intérieure française (RIF) comme appartenant à l’un des mouvements de Résistance.
Il est homologué comme sergent dans la Résistance pour « son appartenance à l’O.S. (formation armée du Parti communiste) puis aux F.T.P.F du secteur « Banlieue Ouest de la Région parisienne » (effectif de 300 hommes et femmes) ».
Son décès, comme celui de cinq autres ex-conseillers municipaux, étant ignoré en France à la Libération, son nom est proposé pour la composition du conseil municipal provisoire de Gennevilliers (arrêté préfectoral du 20 octobre 1944).


Son nom figure sur la plaque en Mairie rappelant le sacrifice des élus de Gennevilliers.
Une rue de la ville honore sa mémoire.
Dans le quartier des Grésillons la rue Louis Castel se trouve entre la rue Henri Barbusse et l’avenue des Grésillons.
Lors de l’inauguration de cette rue, Le Maire de Gennevilliers, Waldeck l’Huillier, ne

manque pas de rappeler « son intelligence et son extraordinaire capacité de travail. Très cultivé, c’est un administrateur exceptionnel. Doux, bon, calme et posé« .
Le 6 juillet 1946, la « Voix populaire » de Gennevilliers rend hommage aux 11 communistes déportés quatre ans plus tôt dans « le convoi maudit » vers Auschwitz.
Louis Castel a été déclaré « Mort pour la France » et la mention « Mort en déportation » (en date du 16 juin 1989) a été ajoutée sur son acte d’état civil (photo ci-dessus).
10 militants et responsables communistes de Gennevilliers sont fusillés :
Jean Grandel, maire de Gennevilliers, fusillé à Châteaubriant le 22 oct. 1941
Jean-Pierre Timbaud, fusillé à Châteaubriant le 22 oct. 1941
Henri Aguado, fusillé le 14 mai 1942 à Caen.
Louis Calmel, fusillé le 2 octobre 1943 au Mont-Valérien
Julien Masselier, abattu le 8 juin 1944 à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence)
Joseph Le Clainche, fusillé le 14 mai 1942 à Caen.
Henri Le Gall, fusillé comme otage le 11 août 1942 au Mont-Valérien,
Jules Larose. fusillé le 2 juin 1944 au Mont-Valérien,
Georges Thoretton fusillé le 15 décembre 1941 à La Blisière en Juigné-les-Moutiers, près de Châteaubriant.
Paul Simo, fusillé le 22 mai 1943 au stand de tir du ministère de l’Air à Paris 15è.
Et Nevach Zuckerman. Cet Ukrainien, ancien brigadiste en Espagne, est résistant. Peut-être FTP MOI, il est fusillé en représailles par les allemands le 8 juillet 1944 à Portes-lès-Valence (Drôme).
14 communistes de Gennevilliers sont déportés à Auschwitz par le convoi du 6 juillet 1942, dont 10 élus.
ALBAN Charles, Paul, Denis, BEE Fernand, Georges, CASTEL Louis, DESPLANQUES Emile, Louis, Joseph, GUY Maurice Edmond, GRAINDORGE Pierre Théodore, GUIBOISEAU René Subtil, LABUXIERE André, LECOMPTE André, LEFEVRE Henri Léopold, MARCHAND Roger, RICHARD René Joseph, ROUYER Charles, Jean, TENAILLE Théophile, Gilbert, Louis
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La « Voix Populaire » du 6 juillet 1946 Montage photo Pierre Cardon 
Le classeur des photos du musée d‘Auschwitz Note 1 : 522 photos d’immatriculation des « 45 000 » à Auschwitz ont été retrouvées parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation du camp d’Auschwitz. A la Libération elles ont été conservées dans les archives du musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau. Des tirages de ces photos ont été remis par Kazimierz Smolen (ancien détenu dans les bureaux du camp d’Auschwitz, puis devenu après-guerre directeur du Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau) à André Montagne, alors vice-président de l’Amicale d’Auschwitz, qui me les a confiés.
Sources
- Archives municipales (Liste des déportés, nom des rues, texte du discours d’inauguration de la rue).
- Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, Le Maitron, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier, tome, tome 21, page 285.
- Fichier national de la Division des archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC), Ministère de la Défense, Caen.
- Musée de la Résistance Nationale de Champigny (fonds de liquidation des mouvements O.S. F.N/ F.T.P.F (carton n°302), datant du 12 avril 1951).
- Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres – incomplets – de l’état civil d’Auschwitz ayant enregistré du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943 le décès des détenus immatriculés).
- Notes et documents photographiques communiqués par Patrice Castel, son neveu.
- Archives de la Préfectures de police de Paris, dossiers Brigade spéciale des Renseignements généraux, registres journaliers.
- Echanges avec Patrice Castel (2019).
Notice biographique de Claudine Cardon-Hamet rédigée en septembre 2003 pour l’exposition sur les «45 000» de Gennevilliers 2005, mise à jour avec Pierre Cardon en 2012, 2019, 2021, 2025 et 2026. Claudine Cardon-Hamet, est docteur en Histoire, auteure des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », Editions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », Editions Autrement, Paris 2005. Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce site) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette notice biographique.
Pour la compléter ou la corriger, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com

Louis Castel : né en 1902 à Lézignan-Corbières (Aude) ; domicilié à Gennevilliers (Seine) ; ouvrier d'entretien, puis employé municipal ; maire-adjoint communiste ; arrêté le 3 décembre 1940, condamné à 18 mois de prison (Santé, Fresnes, Melun), interné aux camps de Voves et de Compiègne ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz, où il meurt le 11 août 1942.
Respect a ce Patriote et ce héros victime du régime nazi.
Sa famille doit être fière.
Dorlayne Durel Mongelard
Bonjour mon père Roger Collignon mat 45386 était à Auschwitz déporté politique. Cellule du parti de Courbevoie 92 haut de Seine. Arrêté. Envoye à la Santé. Libéré 3 mois après faute de preuves puis arrête et envoyé a Compiègne puis Auschwitz. Birkenau..🙏🙂↕️